القمة الثلاثية بشأن سورية: اللجنة الدستورية السورية جاهزة وتبدأ عملها قريباً


 

القمة الثلاثية بشأن سورية: اللجنة الدستورية السورية جاهزة وتبدأ عملها قريباً

أعلن الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، أن القمة الثلاثية بشأن سورية، والتي استضافتها بلاده، اليوم الإثنين، وجمعت روسيا وإيران، تمخّضت عن قرار بتشكيل اللجنة الدستورية السورية، التي ستتولى صياغة دستور جديد لسورية، ومباشرة عملها “في أقرب وقت”.

وقال الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، إن لائحة اللجنة الدستورية تشكلت “بعد عمل دقيق من دبلوماسيي” الدول الثلاث، وهو ما صرّح به الرئيس الإيراني، حسن روحاني، بدوره أيضًا، قائلًا: “نأمل أن تشرع في عملها بأسرع وقت ممكن“.

وأضاف أردوغان، خلال المؤتمر الصحافي الذي أعقب القمة الثلاثية، أنه أكد خلال الاجتماع أن “تركيا لن تسمح بتشكّل كيان إرهابي على طول حدودها مع سورية”، مبيناً أن القمة شددت على “عدم قبول دعم التنظيمات الإرهابية تحت غطاء مكافحة داعش”.

وتابع قائلاً: “أكدنا مرة أخرى أننا مهتمون جميعًا بمسألة الحفاظ على وحدة أراضي سورية ووحدتها السياسية، وأكدنا أيضاً، على الحاجة لاتخاذ تدابير ملموسة من أجل حماية المدنيين وأمن الطواقم العسكرية للدول الضامنة في الميدان”.

وأشار أردوغان إلى أنه استعرض خلال القمة جهود بلاده لإحلال السلام ميدانياً في سورية، بهدف تهيئة الظروف لعودة اللاجئين وإيجاد حل سياسي للصراع.

وأوضح أن “تركيا لن تقف مكتوفة الأيدي إزاء مأساة جديدة قد تؤثر على 4 ملايين شخص موجودين على حدودها”، مشدداً على وجوب التركيز في المرحلة الراهنة على العودة الآمنة والطوعية للسوريين إلى بلادهم.

وكان أردوغان قد أكد، في كلمته أثناء افتتاح القمة، على ضرورة تحمّل مسؤوليات أكبر لحل الأزمة القائمة في سورية.

وأوضح أردوغان أن “تركيا وقفت مع الشعب السوري في أكثر الأوقات الصعبة والعصيبة”، وأن “أنقرة ألحقت هزائم كبيرة بالتنظيمات الإرهابية عبر عمليتي درع الفرات وغصن الزيتون”.

وأضاف أن “تركيا ستواصل بذل الجهود في إطار القمة الثلاثية للوصول إلى مرحلة جديدة عن طريق تجفيف مستنقع الإرهاب في شرق الفرات”.

وتابع قائلاً: “أعتقد أن قمة أنقرة ستدفع بمسار أستانة خطوة جديدة ومتقدمة نحو الأمام، ومسار أستانة يعتبر المبادرة الوحيدة القادرة على إيجاد حلول مجدية وملموسة لإخماد الحريق المشتعل في سورية”.

وأردف: “نحن متفقون تمامًا على الحفاظ على وحدة سورية السياسية ووحدة ترابها والحفاظ على السلام ميدانياً وإيجاد حل سياسي دائم للنزاع، وسنتناول في القمة مستجدات الأوضاع في إدلب وشرق الفرات وما آلت إليه الأمور في المسار السياسي ووضع اللاجئين”.

وكان بوتين قد قال، خلال لقائه مع نظيره التركي، أردوغان، في أنقرة: “يمكن القول إن العمل (على اللجنة الدستورية) انتهى بشكل عام. الشيء الوحيد الذي علينا عمله هو تنسيق إجراءات عمل هذه اللجنة، وبالدرجة الأولى حتى يعمل أعضاؤها بشكل مستقل إلى حد كبير من دون التعرض لأي ضغط من الخارج”.

وقال بوتين إن “الوضع في شمال شرق سورية مثير للقلق ويجب حل المشاكل الأمنية في هذه المنطقة، استناداً إلى مبدأ حماية سلامة الأراضي السورية”، مضيفًا أن الدول الثلاث المجتمعة وضعت أساس الحل الدائم في سورية.

وشدد الرئيس الإيراني، حسن روحاني، من جانبه، على ضرورة مغادرة القوات الأميركية من سورية “في أقرب وقت ممكن”، مؤكدًا أن الأزمة السورية لا يمكن حلها إلا بالوسائل السياسية “وهذا سيحدث بمشاركة الشعب السوري”.

وذكرت وكالة الإعلام الروسية أن بوتين بحث الوضع في محافظة إدلب السورية مع أردوغان، قبيل القمة التي تأتي في محاولة لضمان سريان هدنة دائمة في شمال غربي سورية.

وذكرت وكالة “الأناضول” أن أردوغان التقى، مساء اليوم، نظيره الإيراني حسن روحاني، في العاصمة أنقرة، مدة ساعتين، قبيل انطلاق القمة الثلاثية التركية – الروسية – الإيرانية حول سورية.

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Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb


5e sommet sur la Syrie depuis 2017

 

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb

AFP- 16 septembre 019

POOL/AFP / Pavel Golovkin De gauche à droite, le président iranien Hassan Rohani,
ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine avant un sommet à Ankara le 16 septembre 2019

 

La Turquie, la Russie et l’Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont engagés lundi à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d’Idleb et d’y protéger la population civile.

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Ankara qui a réuni les présidents turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani.

Dans le texte, les trois dirigeants ont souligné “la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en oeuvre de tous les accords relatifs à Idleb”, notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d’éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits “alarmés par le risque d’une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d’Idleb en raison de l’escalade continue” et se sont mis d’accord pour “prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations”.

Ils ont en outre exprimé leur “sérieuse préoccupation” face à la “présence accrue” du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et “réitéré leur détermination” à l’éliminer à terme.

– “Rencontre productive” –

Ils ont aussi convenu “de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile”.

Il s’agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre M. Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et MM. Poutine et Rohani, garants du régime de Damas.

“La rencontre a été très productive et s’est soldée d’un succès”, s’est félicité M. Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre “une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie”.

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d’un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ 3 millions de personnes, est sous le coup d’une offensive du régime syrien.

Ankara y dispose, en vertu d’un accord conclu l’année dernière avec Moscou, de douze postes d’observation dont l’un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l’issue de quatre mois de bombardements du régime et de l’allié russe qui ont tué, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 960 civils.

AFP/Archives / Jim WATSON Le président iranien Hassan Rohani lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York

 

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les Etats-Unis s’efforcent de créer une zone tampon à l’est de l’Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme “terroriste” par Ankara.

– Comité constitutionnel –

L’un des objectifs de cette “zone de sécurité” pour Ankara est de pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

M. Erdogan a affirmé lundi que la Turquie mettrait unilatéralement une telle zone en place en cas de désaccord avec Washington.

Le communiqué final a aussi fait part d’une avancée majeure sur la création d’un comité chargé de la rédaction de la constitution pour l’après-guerre en Syrie avec un accord sur la composition de ses membres. Ce comité constitutionnel doit se mettre au travail prochainement à Genève.

Syrian Presidency Telegram Page/AFP / – Le président syrien Bachar el-Assad (d) et l’envoyé spécial du président russe, Alexander Lavrentiev (g), le 15 septembre 2019 à Damas

 

Le régime Assad a reconquis environ 60% du territoire syrien avec l’appui militaire de Moscou, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Outre le secteur d’Idleb, les vastes régions aux mains des forces kurdes lui échappent dans l’est du pays.

Le sommet d’Ankara survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé à Téhéran la responsabilité d’une attaque de drones menée samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient “défendre l’ordre international” qui est “sapé par l’Iran” après cette attaque, qui a entraîné une réduction de moitié de la production pétrolière de l’Arabie et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

Moscou a pour sa part appelé à “ne pas tirer de conclusions hâtives” de cette attaque.

Rohani, Poutine et Erdogan affirment la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution


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Idleb: Poutine, Erdogan et Rohani s’en tiennent au statu quo

Pavel Golovkin/Pool via REUTERS

Les présidents turc, russe et iranien se sont retrouvés ce lundi 16 septembre à Ankara pour un nouveau sommet consacré, en priorité, à la province d’Idleb, soumise depuis avril à une offensive du régime de Damas. 

Avec notre correspondante à Istanbul,Anne Andlauer

Sur le sujet le plus pressant de cette rencontre – la situation à Idleb – les trois présidents n’ont annoncé aucun progrès. Recep Tayyip Erdogan a tenu à faire savoir que, malgré les apparences, l’accord conclu il y a un an sur la zone de désescalade n’était pas caduc et que la Turquie continuerait à « remplir ses engagements »… Pas question, donc, pour le leader turc de retirer ses troupes d’Idleb. De leur côté, les présidents russe et iranien ont renouvelé leur soutien à l’offensive de l’armée syrienne, qui menace de déplacer des centaines de milliers de civils.

Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est le premier concerné par ce nouvel afflux de réfugiés, a évoqué avec ses hôtes les dernières avancées de la zone « de sécurité » que l’armée turque met en place avec les Etats-Unis dans le nord-est du pays… La Turquie veut y renvoyer 2 des plus de 3,5 millions de Syriens qu’elle accueille, tout en éloignant de ses frontières les forces kurdes syriennes. 

« Comme je l’ai dit à mes deux homologues, si, d’ici deux semaines, nous n’obtenons pas des Etats-Unis les résultats souhaités, nous commencerons à mettre en œuvre notre plan d’offensive », a prévenu le président turc.

La seule avancée de ce sommet concerne le processus politique que ces trois pays négocient depuis près de deux ans. Hassan Rohani, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont affirmé avoir réglé leurs derniers désaccords sur la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de l’après-guerre. Ce comité devrait commencer sous peu son travail à Genève.

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