L’entrainement des factions de l’armée libre par les américains : des antécédents décourageants


Rif de Hama déc 2013

Image d’archive – ASL – Hama- 2013

L’entrainement des factions de l’armée libre par les américains : des antécédents décourageants

Adnan Ahmed-21 juillet 2019

De récentes fuites médiatiques sur la reprise par les Etats-Unis de la formation du « Armée Commando » de l’armée syrienne libre après l’arrêt du soutien aux factions de l’opposition syrienne il y a près de deux ans soulèvent des questions sur les raisons et les objectifs du retour des États-Unis sur la scène syrienne après l’annonce faite, il y a quelques mois, par le président Donald Trump que son pays se prépare à retirer ses troupes de Syrie alors que l’expérience précédente n’encourage pas les factions de l’opposition à accueillir le soutien américain. Washington a abandonné les factions qu’il a soutenu et les a laissé une proie facile à d’autres. La plupart d’entre elles se sont estompées, à la différence des « Forces démocratiques de la Syrie » (FDS) dominées par les Kurdes.

Support renouvelé?
L’agence de presse « Anatolie », a annoncé mercredi dernier, d’après des sources non nommées, que Washington avait repris la formation de membres de « l’Armée commando » à la base Al-Tanaf, située sur le triangle frontalier syro-jordano-irakienne, ainsi que dans des camps en Jordanie. Selon l’agence, les membres de l’Armée Libre s’entraînent au combat dans des environnements désertiques et montagneux, à des opérations d’atterrissage et d’assaut, dans des conditions climatiques difficiles, soulignant que des officiers de l’armée et des services de renseignement américains supervisent les exercices ainsi que des conseillers de la coalition Internationale contre l’organisation « Daech ». Le site Web de « l’armée des commando de la révolution » a publié sur Facebook des images et des séquences vidéo des exercices avec les forces de la coalition.
Les sources, qui ont parlé à l’agence « Anatolie » ont indiqué que les forces américaines à Al-Tanaf avaient ouvert la porte pour rejoindre « l’Armée des commandos » afin d’augmenter le nombre de combattants, notamment de la population de l’est. Elle a expliqué que le but est de redonner de l’énergie à l’armée libre est d’éliminer les cellules de « Daech » dans la région, en plus de se préparer à contrôler la frontière syro-irakienne, où sont basés des groupes iraniens dans les villes d’Al-Boukamal et de sa Badia.

Le général Brigade Fatih Hassoun, chef de l’armée libre, a déclaré que « ce que les pays font est au service de leurs intérêts, et que ces intérêts recoupent parfois les intérêts de la révolution. Les États-Unis ont soutenu les forces démocratiques de la Syrie FDS pour lutter contre « Daech » et la pression exercée par la Turquie, actuellement, ils soutien l’armée libre à Roukban pour couper le chemin sur l’Iran et ses milices,. Tous ces intérêts tactiques changent avec les priorités changeantes en Syrie et dans la région. Aujourd’hui, leurs priorités sont de réduire l’influence iranienne en Syrie et lui mettre fin au sud ».

Une source liée à « l’Armée De Ousoud al-Charqiya/les lions de l’Est » qui oeuvre dans la région, a précisé que Washington considère la base d’Al-Tanaf comme un point central pour réduire l’influence iranienne et pour couper la route de Téhéran vers la profondeur de la Syrie, il « s’efforce de restaurer le rôle des factions de l’armée présentes dans la zone, pour mener des actions potentielles contre les milices iraniennes basées dans la région ».

Cependant, le chef de l’Armée Libre Mustafa Sayjari, a écarté dans une interview avec « al-Arabi al-Jadid », la validité des discussions sur la formation des factions de l’Armée Libre dans al-Roukban. « Au cours de notre communication avec les autorités américaines, nous n’avons reçu aucune confirmation à ce sujet », a déclaré Sayjari, qui faisait partie d’une délégation de l’Armée libre qui s’est rendue à Washington l’année dernière pour discuter de cette relation. Sur les images et les vidéo publiés par « l’Armée des Commandos » sur son compte « Facebook » pour les exercices, il sera considéré comme « des exercices internes et non pas basé sur un nouveau support ».

De son côté, Abou Anas al-Hariri, ancien chef de l’armée libre dans le sud de la Syrie, s’est exprimé dans un communiqué adressé au « al-Arabi al-Jadid », que désormais, des entrainements de « l’armée des commandos » et les « forces d’Ahmad al-Abdo » ainsi que « les lions de l’Est » s’entrainent dans la région appelé zone 55 se trouvaient en territoire syrien, à partir de la base d’al-Tanaf, qui est gérée par les forces américaines. Hariri, qui dirigeait une faction dans le sud de la Syrie qui avait déjà été soutenue par la salle américaine le « MOK », a déclaré que ces troupes entraînées seraient affectées à servir les intérêts américains, et que la plupart de dirigeants de ces factions se trouvent actuellement en Jordanie et y reçoivent le soutien et les instructions.

Selon Hariri, davantage de troupes seront formées jusqu’à atteindre environ 65 000 combattants afin qu’ils soient déployés à la frontière irakienne pour couper la ligne d’approvisionnement iranienne, contrôler la sécurité et pour protéger la base d’al-Tanaf et constituer une force militaire pour affronter l’Iran ultérieurement si nécessaire. D’une manière générale, construire une force suivant la salle des opérations américaines comme l’avait fait la Russie dans le sud avec la faction de la « jeunesse sunnite ».

« Ces forces seront une version arabe des Forces démocratiques de la Syrie », a-t-il déclaré, « mais elles ne disposeront pas d’un véritable commandement central ou d’un projet politique indépendant. Elles n’auront pas de décision à l’abri des ordres de la base al-Tanaf, ni seront permanentes, leur rôle sera d’atteindre des objectifs spécifiques, et se termine une fois cet objectif est atteint et meurent cliniquement avec l’interruption du soutien. Il a souligné qu’aujourd’hui, les États-Unis entretenaient de bonnes relations avec certaines factions du nord de la Syrie, telles que « l’Armée d’Al-Ezza/ armée de la fierté », et que des efforts étaient déployés pour renforcer ces liens.

Pour ce qui est de l’abstention de Washington à fournir un soutien réel et continu aux factions de l’Armée Libre, comme c’est le cas pour l’organisation de FDS, Hariri a constaté que c’était complètement différent, car les FDS disposent d’un « cadre » central et fédéral et a été utilisée pour combattre l’organisation « Daech », limiter l’expansion des factions de l’opposition et les empêcher de contrôler les centres de pouvoir économique de l’est de l’Euphrate, en particulier le pétrole, aussi, pour faire le chantage à la Turquie, il a ajouté que « FDS » était parfaitement compatible avec les projets américains pour l’arène syrienne et la région en général, et que « les États-Unis ne les abandonneraient pas avant d’atteindre leur objectif de division et de contrôle de la région. Et soumettre la Turquie au pôle américain, surtout après son parti pris envers la Russie, alors que les factions de l’Armée Libre ont pour objectif principal de combattre le régime d’Assad, ce qui n’est pas une priorité pour les États-Unis ».

La base al-Tanaf de la coalition internationale est située à la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak, où les forces de la coalition américaine sont stationnées et soutiennent et protègent les factions de l’opposition dans la région 55 du territoire syrien, dont les plus en vu « l’armée des commandos de la révolution », avec d’autre dont les commandement se trouvent en Jordanie comme « l’armée Oussoud al-Charqiya » et « l’armée des Tribus libres », qui conservent leur équipement militaire et leurs composants dans la région et sont sous le commandement de l’Alliance internationale.

Transformations de la position américaine

Depuis que les manifestations populaires contre le régime Assad se sont transformées en militarisme fin 2011 et que des factions militaires armées ont émergé, Washington a tardé à offrir un soutien militaire direct à ces factions. Pendant les années suivantes, sous l’administration de l’ancien président Barack Obama, il a parlé de soutien logistique plutôt que d’armes « létales », jusqu’à l’adoption d’un programme « secret » pour soutenir certaines des factions classées modérées, alors que certaines étaient tenues de ne pas combattre le régime syrien, mais uniquement l’organisation « Daech », ce qui avait été rejetée par de nombreuses factions et les a privé de ce soutien.

Avec l’accession au pouvoir de Donald Trump, les États-Unis ont annulé le 22 juillet 2017 un programme de formation d’éléments de l’opposition syrienne, qui avait peu d’incidence sur les faits, compte tenu du soutien déjà limité et des nombreuses exigences qui l’accompagnaient, en premier lieu de s’abstenir de combattre le régime d’Assad.
Ce programme, qui visait à former et à armer l’opposition « modérée », a été lancé en 2013 et a été soutenu par des pays « amis de la Syrie » en réponse aux crimes du régime de Bachar al-Assad. Le programme contenait des aides militaires et logistique, sous le contrôle de l’agence secret américaine, aux factions de l’ASL au nord et au sud de Syrie. Selon les médias américains, le Pentagone a consacré quelques mois en 2015 plus de 384 millions de dollars à la formation et à l’armement de 180 membres de l’opposition syrienne, ce qui était considéré comme une énorme farce, dont les chapitres ont été complétés en poussant ces éléments sur le territoire syrien sans protection ni appuis américains, pour n’en faire qu’une bouché devants les éléments du « front Al-Nosra », qui ont tué certains d’entre eux et en ont arrêté d’autres, après avoir saisi leurs armes.
Aux termes du programme, les États-Unis fournissaient aux combattants armés d’armes légères, d’entraînement, de salaires et parfois de missiles antichars « Tao », mais refusaient de fournir des armes lourdes, telles que des missiles anti-aériens, au motif que qu’ils craignaient qu’ils tombent entre les mains de l’Organisation de « Tahrir al-Cham, ex Al-Nosra » .

En revanche, le programme parrainé par le Pentagone, qui apporte un soutien aux FDS, a été sérieux et efficace, et se poursuit à ce jour. La décision de Trump de mettre fin au programme de renseignement américain visant à soutenir l’opposition syrienne était interprétée comme le reflet de l’abandon par Washington de l’arène syrienne à la Russie.

Les relations entre les Etats-Unis et l’Armée Libre « n’étaient pas au niveau requis et nous en sommes tous les deux responsables, car certains chefs des factions ont commis des erreurs qui ont empêché la construction d’un confiance réciproque », ajoutant «  l’équipe américaine dans la région travaillait à l’exécution de la vision israélienne fondé sur le soutien des séparatistes, loin des intérêts américains dans la région ».

Quant à ce qui est dit à propos des États-Unis cherchant à utiliser les factions de l’opposition pour contrer l’influence de l’Iran dans l’est de la Syrie, Sayjari s’est demandé: « Washington va-t-il vraiment faire face à l’Iran en Syrie? », ajoutant « la réalité sur le terrain, Wasington n’a pas actuellement l’intention d’affronter l’Iran en Syrie ».

Sort des factions

Le manque de sérieux de ce soutien américain aux factions de l’opposition a montré le sort sombre de toutes les factions soutenues par Washington, car certaines sont disparues avec la suspension du soutien, ou ont été laissé une proie facile pour les autres par Washington, sans aucune protection. Le plus important de ces factions:

“Mouvement de Hazme »: « Al-Nosra »  a commencé à attaquer les les sièges de « Hazme » dans la campagne ouest d’Alep depuis la fin de 2014. Avant de fusionner avec le « Front Al-Chamiya », ce mouvement était considéré par Washington parmi les factions modérées. Au début du mois de mars 2014, al-Nosra avait réussi à contrôler le quartier général de Hazme à l’ouest d’Alep, mettant ainsi fin à l’une des factions les plus en vue de l’armée syrienne libre, qui est directement soutenue par Washington. C’est pourquoi l’administration Obama a reconsidéré l’armement des factions « modérées » avec des armes sophistiquées par crainte qu’elles ne tombent entre les mains des radicaux.

« 30e Brigade »: ce groupe a reçu une formation des États-Unis à la frontière syrienne avec la Turquie et le nombre de ses membres formés était 54 éléments avec le commandant de brigade Nadim al-Hassan, arrêté deux semaines après son entrée sur le territoire syrien, ainsi que sept membres de son groupe près du poste de contrôle Pour le « Front al-Nosra ». Al-Nosra a réussi à contrôler au moins 25 véhicules à quatre-quart et des armes munies de munitions reçues du groupe comme soutien de Washington. Dans un communiqué diffusé par Al-Nosra, il a été « confirmé que le Front a dévoilé leur projet, qu’ils étaient des agents exécutant des projets et intérêts américains dans la région ».

« 13e Brigade » : Les affrontements entre ce groupe, qui était l’une des principales factions appartenant à l’Armée syrienne libre, ont débuté en 2016 avec le “Front du Fatah al-Sham” (Al-Nosra), avant la dissolution du groupe l’année suivante. Le groupe a été formé à la mi-juin 2013 après la fusion de 13 factions de l’opposition.

« Le Front des révolutionnaires de la Syrie » : Fondé à Idleb en septembre 2013 par une coalition de brigades de l’Armée Libre et de brigades dirigées par Jamal Maarouf, il a été vaincu par le « Front Al-Nosra » en novembre 2014 après deux mois d’affrontements.

« Front du Droit » : fondé en février 2014 dans la campagne du nord de Hama, fusion de plusieurs factions et de petites brigades de combat dans la région, dirigée par Yusuf al-Hassan, connu pour son armement et son financement, qui ne l’a pas aidé à résister à « Al-Nosra » qui l’a vaincu en novembre 2014.

Le rassemblement « Fastakem » a été créé dans le gouvernorat d’Alep en décembre 2012 sous le commandement du brigadier général Mustafa Baro et a été attaqué à Alep en novembre 2016 par « Al-Nosra » et « Nour Eddin Al-Zinki », avant d’être attaqué dans la Campagne d’Alep occidentale par « Al-Nosra », pour annoncer son adhésion ultérieure au mouvement « Ahrar Al-Cham ».

« Chevaliers de droit » : les forces démocratiques de la Syrie (FDS) l’ont éliminé à la mi-février 2016 dans la ville de Mare’, au nord d’Alep, bien que soutenu par la CIA.

« Les factions d’Al-Rokban » factions de l’Armée Libre soutenues par les États-Unis dans la région de Rokban, situées dans le triangle frontière syro-irako-jordanien, ont également été ignorées et négligées par les États-Unis et les forces de la coalition internationale opérant à la base Al-Tanaf dans cette région. Au cours de l’année 2017, ces factions ont subi des pressions américaines pour se retirer de leurs positions dans le désert syrien en direction de la Jordanie ou de la base d’al-Tanaf après la fin des opérations militaires contre l’organisation Da’ech située à proximité de la base. Cette annonce a été suivie par l’annonce par « l’armée du commandos révolutionnaire » de la destruction de la base militaire Al-Zakf, située dans le désert syrien, à 75 kilomètres de la base d’Al-Tanaf, avant de se retirer. Le commandant de « l’Armée du commandos révolutionnaire », Mouhannad Tallaa, a ensuite décidé de se retirer du règne du Zakf à cause de « consommer du temps, des moyens et de l’énergie inutilement ».

Suite à cela, la plupart des éléments des factions arabes ont été rassemblés à la base d’Al-Tanaf et de ses environs, puis à la demande expresse de ces factions de se rendre en Jordanie « pour préserver la vie de leurs combattants et de leurs familles », comme indiqué dans la lettre qui leur a été transmise par le délégué américain dans la salle des opérations « MOK » basée en Jordanie.
Elles englobent: les factions de Badia, ainsi que les commandos de l’armée de la révolution, situés à l’origine sur la base d’Al-Tanaf, l’armée orientale des Lions, les forces d’Ahmad al-‘Abdou et la brigade des martyrs des deux villages, que Washington a annoncé en août 2017 avoir coupé son soutien sur ce dernier en raison de ses activités qui ne visent pas à combattre l’organisation « Daech », mais les forces du régime, sans coordination avec les dirigeants de la coalition.

Dans une déclaration commune à l’époque, les deux factions « l’Armée orientale des Lions » et « les forces d’Ahmed al-‘Abdou » ont déclaré avoir subi des pressions pour « cesser de combattre le régime et de céder le territoire de Badia Al-Cham ». Les deux factions n’ont pas annoncé qui leur a fait pressions, mais diverses sources ont confirmé qu’elles émanaient de la chambre de coordination du soutien dirigée par les États-Unis (MOK), qui avait cessé de soutenir les factions de l’opposition en juillet de la même année.
Cela est survenu après le retrait soudain des factions « Les tribus libres » soutenues par la Jordanie de la zone frontalière jordanienne sur le territoire jordanien, pour laisser les forces du régime reprendre positions.

« Les factions de Daraa » : Les factions du sud de la Syrie, soutenues par la salle «MOk» en Jordanie, ont subi le même sort. Alors que le régime syrien entamait son opération militaire à Daraa en mai dernier, les États-Unis se sont pressés pour retirer tout soutien des factions de l’Armée Libre. « Le gouvernement américain comprend les circonstances difficiles dans lesquelles vous vous trouvez, et comprend que votre décision doit être prise conformément à Vos intérêts et ceux de votre peuple et de votre faction, tels que vous les voyez, et vos décisions ne doivent pas être fondées sur la supposition ou l’attente d’une intervention militaire de notre part ».

A peine la poussière de combat s’est dissipée à Daraa, les factions du sud ont disparu et la plupart de leurs chefs sont partis pour la Jordanie, et les combattants ont été répartis entre ceux qui ont choisi de s’installer dans le nord de la Syrie (Idleb), ou de régler leurs situations avec le régime, ou de rejoindre ses forces ou encore de s’engager au sein de groupes indépendants sous la supervision de la Russie. Comme le « 5e corps » dans la campagne oriental de Daraa, dirigé par le chef de la faction de la « Jeunesse de la Sounnat », Ahmad al-Awda, qui a révélé au commandant de secteur Anas al-Hariri, dans son entretien avec « Al-Arabi Al-Jadid » qu’il avait quitté depuis un moment pour la Jordanie, pour se faire ensuite arrêté par le régime syrien sous des accusations criminelles.

 

التدريب الأميركي لفصائل الجيش الحر: سوابق غير مشجعة

عدنان أحمد – 21 يوليو 2019

تثير التسريبات الإعلامية الأخيرة التي تحدثت عن استئناف الولايات المتحدة تدريب “جيش المغاوير” التابع للجيش السوري الحر، بعد أن أوقفت دعم فصائل المعارضة السورية منذ قرابة العامين، تساؤلات عن أسباب وأهداف العودة الأميركية إلى الساحة السورية، بعدما كان الرئيس دونالد ترامب أعلن قبل أشهر أن بلاده تتجه لسحب قواتها من سورية، فيما لا تشجّع التجربة السابقة فصائل المعارضة على الترحيب بالدعم الأميركي، إذ إن واشنطن تخّلت عن الفصائل التي دعمتها وتركتها فريسة سهلة لجهات أخرى، فكان مصير معظمها التلاشي، على عكس “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) التي يهيمن عليها الأكراد.

تجدد الدعم؟
كشفت وكالة “الأناضول” نقلاً عن مصادر لم تسمها، يوم الأربعاء الماضي، أن واشنطن استأنفت تدريب عناصر “جيش المغاوير” في قاعدة التنف الواقعة على مثلث الحدود السورية الأردنية العراقية، إضافة إلى تدريبات في معسكرات داخل الأردن. وحسب الوكالة، فإن أفراد الجيش الحر يتلقون تدريبات على القتال في البيئة الصحراوية والجبلية وعمليات إنزال واقتحام، والقتال في ظروف مناخية صعبة، وعمليات المداهمة، مشيرة إلى أن ضباطاً من الجيش ومسؤولين من جهاز الاستخبارات الأميركية، يشرفون على هذه التدريبات، إلى جانب مستشارين من التحالف الدولي ضد تنظيم “داعش”. ونشر موقع “جيش مغاوير الثورة” على “فيسبوك” صوراً ولقطات مصورة لهذه التدريبات مع قوات التحالف.
وقالت المصادر التي تحدثت لـ”الأناضول” إن القوات الأميركية في التنف فتحت باب الانضمام إلى “جيش المغاوير” بهدف زيادة عدد المقاتلين، خصوصاً من أبناء المنطقة الشرقية. وأوضحت أن الهدف من إعادة تنشيط الجيش الحر هو القضاء على خلايا “داعش” في المنطقة، إلى جانب التحضير للسيطرة على الحدود السورية العراقية التي تتمركز فيها المجموعات التابعة لإيران في مدينة البوكمال وباديتها.

وتعليقاً على ذلك، قال القيادي في الجيش الحر، العميد فاتح حسون، لـ”العربي الجديد”، إن “ما تقوم به الدول يخدم مصالحها، وأحياناً تتقاطع هذه المصالح مع مصالح الثورة، فالولايات المتحدة دعمت قوات سورية الديمقراطية لقتال داعش والضغط على تركيا، وحالياً تعمل على دعم الجيش الحر في الركبان لتقطع الطريق على إيران ومليشياتها، وكل هذه المصالح تكتيكية تتبدّل بتغيّر أولوياتها في سورية والمنطقة، واليوم أولوياتها هي تقليل النفوذ الإيراني في سورية وإنهائه في الجنوب”.

وأوضح مصدر على صلة بـ”جيش أسود الشرقية” العامل في المنطقة، لـ”العربي الجديد”، أن واشنطن ترى في قاعدة التنف نقطة ارتكاز للحد من النفوذ الإيراني، وقطع الطريق البري أمام طهران باتجاه العمق السوري، وهي “تعمل على استعادة دور فصائل الجيش الحر الموجودة في المنطقة لتكون رأس حربة في التحركات المحتملة ضد المليشيات الإيرانية المتمركزة هناك”.

غير أن القيادي في الجيش الحر مصطفى سيجري، استبعد في حديث مع “العربي الجديد”، صحة الحديث عن تدريبات لفصائل الجيش الحر في الركبان. وقال سيجري الذي كان من ضمن وفد من الجيش الحر زار واشنطن العام الماضي لبحث العلاقة بين الطرفين، إنه من “خلال التواصل القائم بيننا وبين المسؤولين الأميركيين، لم نحصل على أي تأكيد حول الموضوع”. وحول الصور والمقاطع المصورة التي نشرها فصيل “جيش المغاوير” على حسابه في “فيسبوك” لهذه التدريبات، اعتبر سيجري أنها “تدريبات داخلية وليست قائمة على دعم جديد”.

من جهته، أعلن القيادي السابق في الجيش الحر في الجنوب السوري، أبو أنس الحريري، في تصريح لـ”العربي الجديد”، أنه يتم الآن العمل على تدريب “جيش المغاوير” و”قوات أحمد العبدو” و”أسود الشرقية” في ما تُسمى منطقة الـ55 داخل الأراضي السورية، انطلاقاً من قاعدة التنف التي تديرها القوات الأميركية. ورأى الحريري، الذي كان يقود فصيلاً في الجنوب السوري تلقى دعماً في وقت من الأوقات من غرفة “الموك” التي يديرها الأميركيون، أن هذه القوات التي يتم تدريبها ستوكل إليها مهمة خدمة المصالح الأميركية، مشيراً إلى أن قادة أغلب هذه الفصائل موجودون في الأردن حالياً ويتلقون الدعم والتعليمات من هناك.

ووفق الحريري، سيتم تدريب المزيد من القوات حتى يصل العدد إلى ما يقارب 65 ألف مقاتل لنشرهم على الحدود مع العراق بهدف قطع خط الإمداد الإيراني، وضبط الأمن لحماية قاعدة التنف، فضلاً عن بناء قوة عسكرية للمواجهة المستقبلية مع إيران إذا لزم الأمر، وبشكل عام بناء قوة فصائلية تتبع لغرفة العمليات الأميركية كما فعلت روسيا في الجنوب مع فصيل “شباب السنّة”.

واعتبر الحريري أن هذه القوات ستكون نسخة عربية من “قوات سورية الديمقراطية”، لكن “لن تكون لها قيادة مركزية حقيقية، أو مشروع سياسي مستقل، ولا تملك القرار بعيداً عن الأوامر من قاعدة التنف، كما لن تكون لها ديمومة، لأن عملها مؤقت وسيتم استخدامها لتحقيق أهداف محددة، تنتهي بانتهائها، وتموت سريرياً مع انقطاع الدعم”. وأشار إلى أن هناك اليوم علاقة أميركية طيبة مع بعض فصائل الشمال السوري مثل “جيش العزة”، وهناك جهود لتعزيز مثل هذه الروابط.

وبشأن امتناع واشنطن عن تقديم دعم متواصل وحقيقي لفصائل الجيش الحر، كما تفعل مع تنظيم “قسد”، رأى الحريري أن الأمر يختلف كلياً، فلدى “قسد” مركزية قيادية ومشروع فيدرالي، وقد جرى استخدامها لمحاربة تنظيم “داعش” والحد من تمدد فصائل المعارضة والحيلولة دون سيطرتها على مراكز القوة الاقتصادية في شرق الفرات، خصوصاً النفط، فضلاً عن ابتزاز تركيا، مضيفاً أن “قسد” تتناغم تماماً مع الخطط الأميركية فيما يخص الساحة السورية والمنطقة عموماً، و”الولايات المتحدة لن تتخلى عنها حتى تحقق غايتها في تقسيم المنطقة والسيطرة عليها، وإخضاع تركيا للقطبية الأميركية خصوصاً بعد انحيازها لروسيا، في حين أن فصائل الجيش الحر لها هدف واحد أساسي هو محاربة نظام الأسد، وهذا أمر لا يشكل أولوية لدى الولايات المتحدة”.

وتقع قاعدة التنف، التابعة للتحالف الدولي، في معبر التنف الحدودي بين سورية والأردن والعراق، وتتمركز فيها قوات أميركية تابعة للتحالف، وتقوم بدعم وحماية فصائل من المعارضة موجودة في منطقة الـ55 داخل الأراضي السورية، من أبرزها “جيش مغاوير الثورة”، إلى جانب فصائل أخرى مجمّدة، أو انتقلت قيادتها إلى الأردن، مثل “قوات أحمد العبدو” و”جيش أسود الشرقية” و”جيش أحرار العشائر”، إلا أنها تحافظ على عتادها العسكري وعناصرها في المنطقة، وتخضع لقيادة التحالف الدولي.

تحوّلات الموقف الأميركي
منذ تحوّل الاحتجاجات الشعبية ضد نظام الأسد إلى العسكرة نهاية العام 2011، وبدء ظهور الفصائل العسكرية المسلحة، تأخرت واشنطن في تقديم أي دعم عسكري مباشر لتلك الفصائل، وظلت طيلة السنوات التالية في عهد إدارة الرئيس السابق باراك أوباما تتحدث عن دعم لوجستي وليس أسلحة “فتاكة”، إلى أن تبنّت برنامجاً “سرياً” لدعم بعض الفصائل التي تم تصنيفها على أنها معتدلة، فيما جرى الاشتراط على بعضها عدم محاربة النظام السوري، وحصر توجهها نحو تنظيم “داعش”، وهو ما رفضته الكثير من الفصائل، الأمر الذي حرمها من هذا الدعم.

ومع صعود دونالد ترامب للحكم، ألغت الولايات المتحدة في 22 يوليو/تموز 2017، برنامجاً لتدريب عناصر من المعارضة السورية، وهو أمر لم يكن له تأثير يُذكر على معطيات الواقع، بالنظر إلى محدودية هذا الدعم أصلاً، والاشتراطات الكثير المرافقة له، وفي مقدمتها عدم محاربة نظام الأسد.
وكان هذا البرنامج المخصص لتدريب وتسليح المعارضة “المعتدلة” قد انطلق عام 2013، وأيّدته بعض دول “أصدقاء سورية”، رداً على جرائم بشار الأسد ونظامه، وشمل تقديم مساعدات عسكرية ولوجستية، بإشراف وكالة الاستخبارات الأميركية، لفصائل الجيش الحر في شمال سورية وجنوبها. وحسب وسائل إعلام أميركية، فقد أنفقت وزارة الدفاع الأميركية خلال بضعة أشهر من عام 2015 أكثر من 384 مليون دولار على تدريب وتسليح 180 عنصراً من المعارضة السورية، الأمر الذي اعتُبر مهزلة كبرى، اكتملت فصولها بدفع هؤلاء العناصر إلى داخل الأراضي السورية من دون أي حماية أو إسناد أميركي، ليقعوا لقمة سائغة بيد عناصر “جبهة النصرة” الذين قتلوا بعضهم واعتقلوا آخرين، بعد أن استولوا على سلاحهم.
وبناء على شروط البرنامج، قدّمت الولايات المتحدة للمقاتلين الذين دعمتهم، السلاح الخفيف والتدريب والرواتب، وأحياناً صواريخ “تاو” المضادة للدبابات، لكنها رفضت تقديم السلاح الثقيل لهم، مثل الصواريخ المضادة للطائرات، بدعوى الخشية من وقوعها بيد “هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً).

في المقابل، فإن البرنامج الذي يُشرف عليه البنتاغون ويُقدّم الدعم لـ”قسد”، كان جدياً وفعالاً، وما زال مستمراً حتى الآن. وفُسر قرار ترامب بوقف برنامج المخابرات الأميركية لدعم المعارضة السورية، بأنه يعكس تخلي واشنطن عن الساحة السورية لروسيا.

ورأى سيجري أن العلاقة بين الولايات المتحدة والجيش الحر “لم تكن بالمستوى المطلوب، وكلانا يتحمّل المسؤولية، إذ ارتكب بعض قادة الفصائل أخطاء ساهمت إلى حد ما في عدم بناء ثقة متبادلة”، مضيفاً أن “الفريق الأميركي العامل في المنطقة كان يعمل منفذاً الرؤية الإسرائيلية القائمة على دعم الانفصاليين، بعيداً عن المصالح الأميركية في المنطقة”.
وحول ما يقال عن سعي الولايات المتحدة لاستخدام فصائل المعارضة من أجل مواجهة نفوذ إيران في الشرق السوري، تساءل سيجري: “هل واشنطن حقاً ذاهبة باتجاه مواجهة إيران في سورية؟”، مضيفاً: “الواقع على الأرض يقول إنه ليس هناك في الوقت الحاضر نيّات جادة من واشنطن باتجاه مواجهة إيران في سورية”.

مصير الفصائل
ما يشير إلى عدم جدية هذا الدعم الأميركي لفصائل المعارضة، المصير القاتم الذي لاقته مجمل الفصائل التي دعمتها واشنطن، والتي إما تبخّرت مع وقف الدعم عنها، أو تركتها واشنطن فريسة سهلة للآخرين، من دون أدنى حماية. ومن أبرز هذه الفصائل:

“حركة حزم”: منذ نهاية 2014 بدأت “النصرة” بمهاجمة مقرات “حزم” في ريف حلب الغربي، وكانت الحركة إلى ما قبل اندماجها مع “الجبهة الشامية” من بين الفصائل المصنّفة معتدلة لدى واشنطن، وتتلقى دعماً بالسلاح، وبالأخص الصواريخ المضادة للدروع من طراز “تاو”. وتمكّنت “النصرة” مطلع مارس/آذار 2014 من السيطرة على مقرات “حزم” غربي حلب، منهية بذلك إحدى أبرز فصائل الجيش السوري الحر المدعومة بشكل مباشر من واشنطن، وهو السبب الذي دفع إدارة أوباما لإعادة النظر في تسليح الفصائل “المعتدلة” خشية أن تصل الأسلحة المتطورة إلى يد الفصائل المتشددة.

“الفرقة 30″: تلقّت هذه الفرقة تدريباً من الولايات المتحدة على الحدود السورية مع تركيا، وبلغ عدد عناصرها الذين خضعوا للتدريبات 54 عنصراً مع قائد الفرقة العقيد نديم الحسن، الذي اعتُقل بعد أسبوعين من دخوله الأراضي السورية إلى جانب سبعة من عناصر الفرقة من قبل حاجز لـ”جبهة النصرة”. وتمكّنت “النصرة” من السيطرة على ما لا يقل عن 25 سيارة رباعية الدفع، وأسلحة مع ذخيرة كانت حصلت عليها الفرقة كدعم من واشنطن، وقالت “النصرة” في بيان صادر عنها إنه “ثبت لدى الجبهة حقيقة مشروعهم من كونهم وكلاء لتمرير مشاريع ومصالح أميركا في المنطقة”.

الفرقة 13″: بدأت المواجهات بين هذه الفرقة، والتي كانت إحدى أبرز الفصائل المنضوية ضمن الجيش السوري الحر، منذ عام 2016 مع “جبهة فتح الشام” (النصرة)، قبل أن يتم حل الفرقة في العام التالي. وكانت الفرقة تأسست منتصف يونيو/حزيران 2013 بعد اندماج 13 فصيلاً معارضاً.

“جبهة ثوار سورية”: تأسست في محافظة إدلب في سبتمبر/أيلول 2013، من تحالف كتائب وألوية من الجيش الحر، بقيادة جمال معروف، وقضت عليها “جبهة النصرة” في نوفمبر/تشرين الثاني 2014 بعد اشتباكات استمرت نحو شهرين.

“جبهة حق المقاتلة”: تأسست في ريف حماة الشمالي في فبراير/شباط 2014 من اندماج عدة فصائل وكتائب صغيرة مقاتلة في المنطقة، بقيادة يوسف الحسن، وعُرفت بتسليحها وتمويلها الجيدين، اللذين لم يصمدا أمام “النصرة” التي قضت عليها في نوفمبر/تشرين الثاني من عام 2014.

تجمّع “فاستقم كما أمرت”: تأسس في محافظة حلب في ديسمبر/كانون الأول 2012 بقيادة العميد مصطفى برو، وتعرضت مقراته لهجوم في مدينة حلب في نوفمبر/تشرين الثاني 2016، من قبل “النصرة” وحركة “نور الدين زنكي” ثم تعرضت نقاطه في ريف حلب الغربي لهجوم من قبل “النصرة”، ليعلن لاحقاً انضمامه إلى حركة “أحرار الشام”.

“فرسان الحق”: قضت عليها “قوات سورية الديمقراطية” في منتصف فبراير/شباط الماضي 2016 في بلدة مارع شمال مدينة حلب، على الرغم من أنها كانت مدعومة من قبل المخابرات المركزية الأميركية.

فصائل منطقة الركبان: أما فصائل الجيش الحر المدعومة أميركياً في منطقة الركبان على مثلث الحدود السورية-العراقية-الأردنية، فقد لاقت تجاهلاً وإهمالاً أيضاً من قِبل الولايات المتحدة وقوات التحالف الدولي العاملة في قاعدة التنف في تلك المنطقة. وتعرضت تلك الفصائل خلال العام 2017 لضغوط أميركية هدفت إلى دفعها للانسحاب من مواقعها في البادية السورية باتجاه الأردن، أو قاعدة التنف، وذلك بعد انتهاء العمليات العسكرية ضد تنظيم “داعش” في محيط قاعدة التنف. تبع ذلك إعلان “جيش مغاوير الثورة” تدمير قاعدة الزكف العسكرية في البادية السورية، والتي تبعد 75 كيلومتراً عن التنف قبل الانسحاب منها. وقال قائد “جيش مغاوير الثورة”، مهند طلاع، وقتها إنه جرى الانسحاب من قاعدة الزكف بسبب “عدم فائدتها واستهلاكها للوقت والإمكانيات”.

عقب ذلك، جرى تجميع معظم عناصر الفصائل العربية في قاعدة التنف ومحيطها، وسط طلب صريح من هذه الفصائل بالتوجّه إلى داخل الأردن “حفاظاً على أرواح مقاتليها وعوائلهم”، كما جاء في رسالة جرى تسريبها وصلت إلى تلك الفصائل من المندوب الأميركي في غرفة عمليات “الموك” التي يقع مقرها في الأردن.
وتضم فصائل البادية، إضافة إلى “جيش مغاوير الثورة”، الموجود أصلاً في قاعدة التنف، كلاًّ من “جيش أسود الشرقية”، و”قوات أحمد العبدو”، فضلاً عن “لواء شهداء القريتين” الذي أعلنت واشنطن في أغسطس/آب 2017 أنها قطعت الدعم عنه بسبب قيامه بأنشطة لا تستهدف محاربة تنظيم “داعش”، والمقصود محاربة قوات النظام، من دون التنسيق مع قيادة التحالف.

وقال فصيلا “جيش أسود الشرقية” و”قوات أحمد العبدو”، في بيان مشترك وقتها، إن ضغوطاً شديدة مورست عليهما لـ”وقف قتال النظام وتسليم المنطقة في البادية الشامية”. ولم يعلن الفصيلان الجهة التي مارست الضغوط، لكن مصادر مختلفة أكدت أن الضغوط جاءت من غرفة تنسيق الدعم (الموك) التي تقودها واشنطن، والتي أوقفت دعم فصائل المعارضة في يوليو/تموز الماضي من ذلك العام.
وجاء ذلك بعد انسحاب فصيل “أحرار العشائر” المدعوم من الأردن من منطقة الحدود الأردنية بشكل مفاجئ إلى داخل الأراضي الأردنية، وتسلّمت مواقعه قوات النظام.

فصائل درعا: المصير نفسه لاقته فصائل الجنوب السوري التي كانت تتلقى الدعم من غرفة “الموك” في الأردن. ومع بدء النظام السوري عمليته العسكرية في درعا في مايو/أيار العام الماضي، سارعت الولايات المتحدة إلى رفع يدها عن فصائل الجيش الحر هناك، وجاء في رسالة وجهتها واشنطن للفصائل أن “الحكومة الأميركية تتفهم الظروف الصعبة التي تواجهونها الآن، وتفهم أنه يجب اتخاذ قراركم حسب مصالحكم ومصالح أهاليكم وفصيلكم كما ترونها، وينبغي ألا تسندوا قراركم على افتراض أو توقّع بتدخّل عسكري من قِبلنا”.

وما إن انقشع غبار المعارك في درعا، حتى تبددت فصائل الجنوب، وغادر معظم قادتها باتجاه الأردن، فيما توزع المقاتلون بين من اختار التهجير إلى الشمال السوري أو إجراء تسوية مع النظام، أو الانخراط في صفوف قوات هذا النظام، أو ضمن مجموعات مستقلة تحت إشراف روسيا، مثل “الفيلق الخامس” في ريف درعا الشرقي بقيادة قائد فصيل “شباب السنّة” أحمد العودة، الذي كشف القائد الميداني أنس الحريري، في حديثه مع “العربي الجديد”، أنه غادر منذ فترة إلى الأردن، عبر معبر نصيب، ليتبع ذلك إصدار مذكرة اعتقال بحقه من قِبل النظام السوري بتهم جنائية.

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