La bombe à retardement des détenus jihadistes en Syrie


 

La bombe à retardement des détenus jihadistes en Syrie

Le pire est à craindre de la détention en Syrie par une milice kurde de centaines de combattants jihadistes et de leurs familles.

La France a changé deux fois de politique au sujet de la détention en Syrie de ses ressortissants liés à Daech. La question est d’autant plus sensible que, à la différence de l’Etat souverain qu’est l’Irak voisin, les prisonniers jihadistes sont dans leur écrasante majorité aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS), une milice structurée autour de la branche locale du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). En janvier 2018, le porte-parole du gouvernement français affirmait que ses compatriotes seront « jugés au Kurdistan syrien » (sic), si « les institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable ». L’inexistence d’un « Kurdistan syrien » en droit international, mais surtout l’annonce du retrait américain hors de Syrie, entraînèrent un premier basculement de la position française, officialisé en janvier 2019 par la ministre de la Justice. 

DES PRISONS A TRES HAUT RISQUE

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Le marketing de l’occupation


Le marketing de l’occupation:

“Les israéliens sauveurs de coraux !!” en mer, et pilleurs et assassins d’humains sur terre  !!!  

Le vrai visage de l’occupation

Palestinians carry a demonstrator injured during the clashes. Photograph Mahmud Hams. AFP. Getty Images

Gaza - The N-Y Times 15 mai 2018-2

 

Mer Rouge: des scientifiques israéliens en “sauveurs” de coraux.

 

 

L’image sombre de l’occupation

Aviv Kochavi … un chef d’état-major sanglant qui veut des centaines de morts chaque jour

Jérusalem occupée – 15 juin 2019

Après une série de reportages « positifs » sur la personne et la personnalité de l’actuel chef d’état-major de l’armée d’occupation, Aviv Kochavi, qui a pris ses fonctions début janvier, le journal « Yedioth Ahronoth » a annoncé hier un large reportage comme étant la publication exclusive de « La doctrine Kokhavi ». Le nouveau chef d’état-major est assoiffé de sang et dispose d’une nouvelle doctrine stratégique qui dit que l’évaluation des différentes unités de l’armée et de leurs performances, selon le rapport d’Alex Fishman, sera en fonction du nombre de personnes tuées par des balles, tout en gardant autant que possible le matériel militaire.

Selon le reportage, Kokhafi estime que la « destruction systématique de l’ennemi », c’est-à-dire des centaines de morts chaque jour en cas d’affrontement militaire, est contraire à la doctrine et a été maintes fois répétée au sein de l’armée israélienne au cours des différents affrontements.

L’homme qui, jusqu’en décembre dernier, occupait le poste de chef d’état-major adjoint de l’armée et, auparavant, le commandant de la région du Nord et chef de la division du renseignement militaire, « Aman/Sécurité », s’est doté d’une nouvelle doctrine consistant à tuer des centaines de personnes. L’image de la bataille et ses résultats sont clairs, et implique la destruction de plus de 50% des effectifs de l’ennemi, qu’ils soient au Liban ou à la bande de Gaza.

أفيف كوخافي… رئيس أركان دموي يريد مئات القتلى يومياً

القدس المحتلة ــ نضال محمد وتد
15 يونيو 2019

بعد سلسلة من التقارير “الإيجابية” حول شخص وشخصية رئيس أركان جيش الاحتلال الحالي، أفيف كوخافي، الذي بدأ مزاولة مهام منصبه في مطلع يناير من العام الحالي، خرجت صحيفة “يديعوت أحرنوت”، أمس، بتقرير واسع ادعت فيه الانفراد بنشر “عقيدة كوخافي” القتالية، وخطته متعددة السنوات تحت مسمى “صعود” لترسم صورة جديدة لرئيس الأركان الجديد الذي صورته التقارير السابقة بأنه نباتي، ومحب للموسيقى وهادئ، ليتضح بحسب تقرير أليكس فيشمان أن رئيس الأركان الجديد، متعطش للدماء، ويحمل عقيدة استراتيجية جديدة تقول بتقييم مختلف وحدات الجيش وأدائها تبعا لعدد القتلى برصاص عناصرها، مع الاحتفاظ قدر الإمكان على عتاد الجيش.

وبحسب التقرير، فإن كوخافي يؤمن بوجوب “تدمير منهجي للعدو” بما يعني مئات القتلى يوميا في حال المواجهة العسكرية، خلافا للعقيدة والأداء المتكرر لغاية الآن في تعامل الجيش الإسرائيلي خلال المواجهات المختلفة من العمل على ضرب الطرف الآخر واستنزاف قوته لكسب الوقت.​

وأصر فيشمان في رسمه لبروفيل كوخافي، على أن الرجل الذي شغل حتى ديسمبر/كانون الأول الماضي، منصب نائب رئيس أركان الجيش، وقبل ذلك قائد المنطقة الشمالية ورئيساً لشعبة الاستخبارات العسكرية “أمان”، يحمل عقيدة جديدة تتلخص بقتل المئات، لتكون صورة المعركة ونتائجها واضحة للعيان وتنطوي على تدمير أكثر من 50 في المائة من قوة العدو، سواء كان المقصود مقابل لبنان أم مقابل قطاع غزة.

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AMNESTY: Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré


 

Amnesty---Liban-et-les-réfigié.e.s-syrien.ne.s-rentrer-de-leur-plein-grès-2019

Liban. Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré

L’attaque qui a forcé des centaines de réfugié·e·s syriens à quitter Deir al Ahmar, un camp informel de la plaine de la Bekaa la semaine du 3 juin 2019 illustre clairement l’escalade des hostilités qui amène de nombreuses personnes réfugiées au Liban à rentrer en Syrie, malgré les violations du droit international humanitaire qui ont cours dans ce pays, a déclaré Amnesty International le 12 juin.

Depuis juillet 2018, les autorités libanaises organisent le retour de réfugié·e·s en Syrie et soutiennent qu’il s’agit d’une démarche totalement volontaire. Cependant, l’analyse réalisée par Amnesty International montre que des personnes sont poussées vers la Syrie sous l’effet conjugué de politiques gouvernementales restrictives, de conditions humanitaires déplorables et d’une discrimination endémique.

« Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir. Bien que l’État libanais affirme que les retours en Syrie sont volontaires, des événements comme l’attaque de Deir al Ahmar montrent que le quotidien des réfugié·e·s devient insoutenable, ce qui ne laisse d’autre choix à beaucoup d’entre eux que de rentrer dans leur pays », a déclaré Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir.
Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International

L’organisation a constaté que les expulsions forcées, les couvre-feux, les raids constants dans les camps et les arrestations collectives rendaient la vie insupportable à de nombreuses personnes réfugiées au Liban, obligeant nombre d’entre elles à retourner en Syrie malgré les dangers.

« En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie, où ils risquent d’être interrogés dès leur arrivée, torturés et victimes de disparition forcée ou d’autres violations », a déclaré Lynn Maalouf.

Pour que le retour de réfugié·e·s en Syrie soit véritablement volontaire, il doit reposer sur un consentement libre et éclairé. Or, Amnesty International est convaincue que de nombreux réfugié·e·s syriens qui émettent le souhait de quitter le Liban ne sont pas en mesure de prendre une décision libre et éclairée, ce pour plusieurs raisons : les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent au Liban, notamment la difficulté d’obtenir ou de renouveler leur visa de résidence, ce qui les empêche d’accéder pleinement aux services essentiels, et l’impossibilité d’obtenir des informations objectives et à jour sur la situation des droits humains en Syrie.

Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ceux-ci risqueraient de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains (obligation de non-refoulement) car elles leur imposent des conditions qui, en réalité, les forcent à quitter le Liban.

Deir al Ahmar

Le 5 juin, les autorités libanaises ont ordonné l’évacuation du camp de Deir al Ahmar, qui accueillait 600 réfugié·e·s, car la situation était tendue depuis qu’un incendie avait eu lieu. Les personnes qui y vivaient s’étaient plaintes de l’arrivée tardive des secours, ce qui avait donné lieu à une altercation avec la population locale. Les travailleurs et travailleuses d’organisations non gouvernementales (ONG) qui étaient présents ont indiqué à Amnesty International que des hommes de Deir al Ahmar avaient menacé de brûler des réfugié·e·s dans leur tente, poussant nombre d’entre eux à fuir immédiatement.

Plus tard dans la soirée, au moins 50 hommes avaient attaqué le camp : ils avaient incendié trois tentes et en avaient démoli deux autres au bulldozer. Ils avaient hurlé des menaces aux réfugié·e·s : « Vous souillez notre sol – dégagez d’ici – brûlez ici et en enfer. » Aucun agent des forces de sécurité en faction n’était intervenu pour arrêter l’attaque. Un jour plus tard, les municipalités de Deir al Ahmar, de villages environnants et de la ville voisine de Baalbek avaient publié une déclaration ordonnant aux réfugié·e·s syriens de quitter Deir al Ahmar « pour leur propre sécurité ».

Aucun village des alentours n’a accepté d’accueillir les réfugié·e·s mais quelque 90 familles sur 120 ont finalement été autorisées, le 10 juin, à s’installer dans le village reculé de Mekna. La grande majorité d’entre elles vivent dehors dans les champs, sans électricité, eau, nourriture ni tentes, et sans aucun service essentiel à proximité.

En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie.
Lynn Maalouf

Des conditions déplorables

Autre élément illustrant à quel point l’atmosphère est devenue hostile aux personnes réfugiées au Liban, le Courant patriotique libre, un parti politique libanais, a organisé une réunion le 8 juin pour mobiliser l’opinion publique contre les réfugié·e·s et demander leur retour dans leur pays. Il a distribué des tracts portant le slogan « La Syrie est un pays sûr et le Liban ne peut plus faire face » et des affiches exhortant la population à « protéger les travailleurs et travailleuses libanais en dénonçant les réfugié·e·s qui violent le droit du travail ».

En avril, le Haut Conseil de défense, un organe militaire libanais, a fixé la date butoir du 10 juin pour la démolition de « toutes les structures semi-permanentes » en ciment et d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre construites par des réfugié·e·s syriens dans des camps informels à Arsal, une ville du nord du pays. Selon un travailleur humanitaire en poste à Arsal, les autorités font pression sur les réfugié·e·s pour qu’elles démolissent elles-mêmes ces structures afin d’éviter les images de militaires détruisant de force des logements. Une vidéo examinée par Amnesty International semble montrer une réfugiée en train de démolir à la masse un mur en béton.

Par ailleurs, un document publié le 10 juin par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a révélé que les autorités libanaises avaient durci les restrictions imposées aux réfugié·e·s syriens et aux enfants de moins de 15 ans sollicitant un titre de séjour. Elles ont également émis un nouveau décret ordonnant l’expulsion de toute personne de nationalité syrienne entrée au Liban de façon irrégulière après le 24 avril 2019.

Environ 73 % des réfugié·e·s de Syrie vivent au Liban sans visa de résidence valable, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer les 200 dollars de frais, soit en raison d’un retard de traitement des demandes par les autorités locales. Les réfugié·e·s en situation irrégulière risquent d’être placés en détention et de se voir imposer des restrictions d’accès à des services comme l’éducation et la santé.

Mettre fin aux « retours volontaires »

Amnesty International estime que, compte tenu du contexte coercitif dans lequel les retours en Syrie s’inscrivent, ils ne peuvent être volontaires. Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation au regard du droit international de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ils risqueraient véritablement de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains.

À ce jour, les civils qui rentrent chez eux doivent se soumettre à une « vérification de sécurité » qui comprend notamment un interrogatoire par les forces de sécurité syriennes, responsables de violations des droits humains généralisées et systématiques constituant des crimes contre l’humanité, y compris d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.

« Il faut que l’État libanais élimine de toute urgence l’ensemble des facteurs coercitifs, comme l’impossibilité pour les réfugié·e·s d’obtenir des documents de résidence officiels et d’autres restrictions, ou cesse purement et simplement de renvoyer des réfugié·e·s en Syrie. La communauté internationale, pour sa part, doit mettre à disposition des fonds et des ressources suffisants pour réinstaller les réfugié·e·s et faire pression sur les autorités libanaises pour qu’elles ne renvoient pas de réfugié·e·s en Syrie tant qu’il ne sera pas établi clairement que le pays est sûr et que les droits des personnes qui rentrent seront protégés », a déclaré Lynn Maalouf.

Complément d’information

Le Liban accueille actuellement 938 531 réfugié·e·s syriens enregistrés auprès du HCR et 31 000 réfugié·e·s palestiniens venus de Syrie et enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

En outre, l’État libanais affirme qu’environ 550 000 réfugié·e·s vivent sur son territoire sans être enregistrés.

En mars 2019, la Direction générale de la sécurité a annoncé que 172 046 réfugié·e·s étaient rentrés en Syrie depuis décembre 2017 du fait de l’assouplissement des restrictions administratives et de la facilitation et de l’organisation des retours.   

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