L’occupation raciste continue ses bombardements et ses assassinats ciblés


L’occupation raciste et sioniste continue ses bombardements et ses assassinats ciblés.

Escalade meurtrière entre l’armée israélienne et les factions armées à Gaza

Par Piotr Smolar Publié le 5 mai 2019

Israel Palestinians

La fumée provenant d’une explosion après une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, dimanche 5 mai 2019. Hatem Moussa / APLa fièvre se poursuit, et elle ne tombe pas. Un nouvel accès de violence tourmente Israël et la bande de Gaza depuis le vendredi 3 mai. Il démontre l’immense difficulté qu’ont le Hamas et le gouvernement israélien à respecter un accord tacite de cessez-le-feu, conclu il y a plusieurs semaines, en échange d’une amélioration humanitaire substantielle dans l’enclave.

Près de 600 tirs de mortiers et de roquettes ont été déclenchés par les factions palestiniennes en direction d’Israël depuis vendredi. Des tirs nombreux – dont près de 150 ont été interceptés par le système de défense « Dôme de fer » – obligeant la population à se réfugier dans les abris.

Au total, quatre Israéliens ont été tués depuis samedi. Il s’agit du bilan le plus lourd depuis la dernière guerre de l’été 2014. La première victime est un homme de 58 ans, sorti dans son jardin à Ashkelon, samedi soir. Un second est décédé dans la zone industrielle de la ville, dimanche. Un homme conduisant un véhicule près du kibboutz de Yad Morechaï est mort de ses blessures, après avoir été atteint, à l’arrêt, par un tir de missile anti-tank. Un quatrième conduisait dans la ville d’Ashdod lorsque sa voiture a été percutée, prenant feu.

En réponse, les raids israéliens ont visé plus de 260 cibles à Gaza, où au moins vingt-et-une personnes sont mortes, selon un bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes. Nombre d’entre elles étaient des militants de branches armées, dont le Jihad islamique a lui-même publié les noms.

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Des avions israéliens dans le ciel d’Ashkelon, en Israël, le 5 mai. Sebastian Scheiner / AP
Lire l’interview : « Les Israéliens pensent qu’ils peuvent conserver Gaza en soins intensifs »

La portée et la précision des tirs palestiniens furent limitées pendant la journée de samedi, plus de 70 % des tirs tombant dans des zones désertes. Vers 23 heures, le rayon s’est élargi, plusieurs roquettes étant envoyées en direction de la ville côtière d’Ashdod et de Beer-Sheva, dans le désert du Néguev. Deux civils ont été tués à Ashkelon, dont l’hôpital évoque également des dizaines de blessés, la plupart légers. Les écoles et les universités dans le sud du pays sont fermées, et les rassemblements de plusieurs centaines de personnes, interdits par sécurité.

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Raid aérien israélien sur la ville de Gaza, le 4 mai. MAHMUD HAMS / AFP

Le commandement commun des opérations à Gaza, qui réunit tous les groupes armés concernés, mesure au trébuchet la portée de l’escalade. Dimanche matin, il menaçait d’étendre la portée des tirs au-delà de 40 kilomètres autour de l’enclave, si les raids israéliens ne cessaient pas.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a appelé dimanche à « une retenue maximale » et une « désescalade immédiate » après l’intensification des hostilités entre Israël et les groupes armés de la bande de Gaza. Antonio Guterres « condamne dans les termes les plus forts le lancement de tirs de roquettes depuis Gaza sur Israël, en particulier visant les centres de population civile », selon un communiqué de l’ONU. De son côté, l’Etat hébreu n’a pas l’intention de réduire l’intensité de ses opérations.

Une brigade blindée prête pour des « missions offensives », selon l’armée, a été déployée en renfort. Lors d’un conseil des ministres dimanche, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné à l’armée de continuer ses « frappes massives » et « de renforcer en chars, en artillerie et en troupes les forces déployées autour de la bande de Gaza ».

Depuis samedi, l’armée israélienne a lancé une vaste campagne de frappes aériennes contre près de 220 cibles militaires dans l’enclave palestinienne. A en croire ses communiqués, elle a notamment atteint des entrepôts, des sites de lancement, un atelier de fabrication souterrain de roquettes présenté comme une infrastructure essentielle, en face de la communauté de Netzarim, ainsi que les locaux du bataillon du Hamas à Boureij. Elle a détruit un tunnel d’attaque, creusé 20 mètres sous terre près de la ville de Rafah, attribué au Jihad islamique.

Des Palestiniens se sont rassemblés sur la plage de Gaza-ville, alors que des explosions retentissent, le 4 mai.
Des Palestiniens se sont rassemblés sur la plage de Gaza-ville, alors que des explosions retentissent, le 4 mai. SAMI AL-SULTAN / AFP

Les points de passage avec Gaza fermés

Un bébé de quatorze mois a été tué à l’est de Gaza-ville, ainsi que sa mère de 37 ans, enceinte. Dimanche matin, lors d’une conférence de presse téléphonique, le porte-parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus, a affirmé que cet « incident malheureux » était le résultat d’une erreur de tir palestinien, selon les éléments recueillis par l’Etat-major. Au total, selon lui, huit militants du Jihad islamique et du Hamas ont été tués depuis vendredi, dont trois au cours de la nuit passée. Des dizaines de personnes ont été blessées.

Les locaux de l’agence d’Etat turque Anatolie ont aussi été détruits. Le ministre des affaires étrangères de la Turquie, Mevlüt Cavusoglu, a dénoncé sur Twitter le « crime contre l’humanité » que représenterait la violence israélienne sans distinction. Selon Jonathan Conricus, les deux bâtiments visés à Gaza étaient des « cibles militaires légitimes », en raison des activités de planification terroriste et de renseignement qui y étaient tenues.

Le ministère de la défense israélien a décidé de fermer les points de passage de Kerem Shalom et d’Erez vers Gaza, ainsi que de restreindre une nouvelle fois la zone de pêche à son minimum. Le fioul destiné à la centrale électrique continue, en revanche, à entrer dans Gaza. En dehors d’un communiqué à la teneur générale du président Réouven Rivlin, la parole côté israélien a été laissée uniquement aux militaires. Le premier ministre – et ministre de la défense – Benyamin Nétanyahou n’a pas commenté les événements.

L’armée, elle, a pointé du doigt le Jihad islamique, en raison d’une attaque organisée vendredi. Un snipeur a atteint et blessé un officier et une soldate à proximité de la clôture frontalière, entraînant immédiatement une réponse des forces israéliennes. Quatre Palestiniens ont été tués, dont deux membres de la branche armée du Hamas, les Brigades Al-Qassam. Ainsi s’actionna l’engrenage.

 Des habitants de Gaza-ville inspectent les ruines d'un bâtiment bombardé par les sionistes le 4 mai 2019 - Adel Hana.jpg
Des habitants de Gaza-ville inspectent les ruines d’un bâtiment bombardé par une frappe israélienne, le 4 mai. ADEL HANA / AP

L’armée estime que le Hamas n’a pas su imposer son autorité sur l’autre faction armée de Gaza, au moment même où elles étaient toutes deux engagées dans un énième cycle de pourparlers au Caire, avec le médiateur égyptien. Pourquoi le Jihad islamique a-t-il pris le risque d’une telle attaque, après plusieurs semaines de calme relatif précédent les élections législatives du 9 avril ? Plusieurs hypothèses se dessinent. Les autorités israéliennes évoquent le rôle de l’Iran, pays avec lequel le Jihad islamique a des liens historiques. Mais la piste la plus évidente est la frustration gazaouie.

Les Russes sont fâchés suite à l’organisation d’une conférence réunissant les « Tribus » arabes à l’est de la Syrie


Syrie--Séparatistes-!!---2019

Les Russes sont fâchés suite à l’organisation de la conférence réunissant des « Tribus » et parrainée par le CSD « Conseil de la Syrie Démocratique » à l’est de la Syrie

04/05/2019
http://www.enabbaladi.net/archives/298501

La Russie a accusé les États-Unis d’utiliser les Kurdes du nord-est de la Syrie pour soutenir leurs projets à long terme dans la région, sapant ainsi la voie politique de « Astana ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré samedi 4 mai que certains dirigeants kurdes ont organisé hier, dans la campagne de Raqqa, à la ville rurale De ’Ayn Issa, et sous auspices occidentales, une conférence réunissant les responsables tribaux, dans le but de parvenir à une large représentation arabe.

D’après l’agence TAS : « Les Etats-Unis et leurs alliés poursuivent résolument la voie de la résolution de la crise syrienne, afin d’assurer leur présence à long terme en Syrie », a déclaré le ministère.

« Pour atteindre cet objectif, ils utilisent les séparatistes kurdes, qui ont joué un rôle dans la lutte contre l’État islamique, et cherchent maintenant à établir un semi-État sur la rive orientale de l’Euphrate avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

Vendredi, le Conseil de la Syrie démocratique (CSD) a parrainé une conférence des tribus dans la région d’Ayn Issa, dans le nord du Rif de Raqqa.

« Les tribus syriennes protègent la société syrienne et préservent son contrat social », a déclaré notre correspondant, à l’est de la Syrie, en présence de dignitaires (cheikhs) des tribus de la région orientale et de l’ancien président du Parti de l’Union démocratique (kurde) Saleh Muslem.

Selon la déclaration finale de la conférence, « les tribus syriennes considèrent que parmi les obstacles et les défis les plus importants qui ne font que faire perdurer le conflit et la crise syrienne, est l’exclusion des force s actives et des représentants porteurs du projet de Renaissance, dont la direction à l’autogestion.

Les participants ont appelé à « l’unité du sol de la Syrie et la souveraineté de son peuple, ainsi que la fin de toute occupation turque des régions syriennes à Jarablous, Azzaz, al-Bab et Idleb, ainsi que la libération d’Afrin et le retour sûr et stable de son peuple ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a estimé que la conférence « vise clairement à diviser le pays et constitue une violation flagrante des principes énoncés par les Nations Unies pour la préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État de la République arabe syrienne, y compris ceux énoncés dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité ».

Elle a déclaré que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants “pour corrompre les délégués”.

Elle a ajouté que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants « pour corrompre les délégués ».

Elle a noté que les organisateurs avaient recruté des participants dans les camps de réfugiés, y compris le camp de Houll, affirmant que pour le faire « Washington avait recours au chantage et à la force ».

Au cours des dernières années, les parties acteurs sur le terrain ont cherché à attirer les tribus pour mettre en valeur leurs idées et les procédures qu’elles appliquent dans les zones qu’elles contrôlent. Parmi ces parties, le régime syrien, qui a parrainé une conférence de « Tribus » l’année dernière dans la campagne orientale d’Alep, ainsi que les factions militaires opérant au nord dans la campagne d’Alep, sous contrôle de la Turquie.

 

عنب بلدي – 4/5/2019

اتهمت روسيا الولايات المتحدة الأمريكية باستخدام الكرد شمال شرقي سوريا لدعم خططها في البقاء طويل الأجل، مما يقوض مسار “أستانة” السياسي٠

وقالت وزارة الخارجية الروسية اليوم، السبت 4 من أيار، إن بعض القادة الكرد عقدوا في مدينة عين عيسى بريف الرقة، أمس، برعاية غربيين مؤتمرًا للقبائل، في خطوة لتحقيق تمثيل عربي واسع٠

وأضافت الوزارة، بحسب ما ترجمت عنب بلدي عن وكالة “تاس”، أن “الولايات المتحدة وحلفاءها يتابعون بثبات مسيرة حل الأزمة السورية فقط، بهدف ضمان وجودها على المدى الطويل في سوريا”٠

وأشارت، “لتحقيق هذا الهدف يستخدمون الانفصاليين الأكراد، الذين لعبوا دورًا في الكفاح ضد الدولة الإسلامية، ويسعون الآن إلى إقامة شبه دولة على الضفة الشرقية لنهر الفرات مع الولايات المتحدة”٠

وكان “مجلس سوريا الديمقراطية” (مسد) رعى، أمس الجمعة، مؤتمرًا للعشائر في منطقة عين عيسى بريف الرقة الشمالي.

وأفاد مراسل عنب بلدي شرقي سوريا أن المؤتمر عقد تحت عنوان “العشائر السورية تحمي المجتمع السوري وتصون عقده الاجتماعي”، وحضره مشايخ عشائر من المنطقة الشرقية والرئيس السابق لحزب “الاتحاد الديمقراطي” (الكردي)، صالح مسلم.

وبحسب ما جاء في البيان الختامي للمؤتمر، “أكدت العشائر السورية أن أحد أهم العوائق والتحديات في ديمومة الصراع والأزمة السورية تعود بسبب استبعاد وتغييب قوى الحل الفاعلة وممثلي مشروع الحل النهضوي المتمثل بجانب كبير منه بالإدارة الذاتية”٠

ودعا المشاركون إلى “وحدة تراب سوريا وسيادة شعبها، وإنهاء كافة الاحتلالات التركية للمناطق السورية جرابلس واعزاز والباب وإدلب، وعلى تحرير عفرين وعودة آمنة ومستقرة لشعبها”٠

واعتبرت الخارجية الروسية أن عقد المؤتمر “يهدف بوضوح إلى تقسيم البلاد، وينتهك بشكل صارخ مبادئ الأمم المتحدة المعلنة للحفاظ على وحدة أراضي وسيادة الدولة في الجمهورية العربية السورية، بما في ذلك تلك المنصوص عليها في قرار مجلس الأمن رقم 2254”٠

وقالت إن معظم زعماء القبائل العربية شرق الفرات يعارضون فكرة عقد المؤتمر، وخصصت واشنطن أموالاً كبيرة “لرشوة المندوبين”٠

وأشارت إلى أن المنظمين قاموا بتجنيد مشاركين في مخيمات اللاجئين، بما في ذلك مخيم الهول، معتبرة أن “واشنطن استخدمت الابتزاز والقوة”٠

وعلى مدار السنوات الماضية سعت الأطراف اللاعبة على الأرض السورية إلى استقطاب العشائر للتأكيد على الأفكار التي تسير عليها، والإجراءات التي تعمل عليها في المناطق التي تسيطر عليها٠

ومن بين الأطراف النظام السوري، والذي رعى مؤتمرًا للعشائر، العام الماضي، في ريف حلب الشرقي، إلى جانب الفصائل العسكرية العاملة في ريف حلب الشمالي، الخاضع للإدارة التركية٠

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