Syrie .. Astana et l’option russe


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Syrie .. Astana et l’option russe
Ali Al Abdullah
23 mai 2018

Les représentants du trio d’Astana, ou les Etats garants, selon leur terme préféré, ont épilogué la réussite de leur processus et ont réitéré leur adhésion, en particulier la « poursuite des travaux des zones de désescalade et de protections, ainsi que la protection du cessez-le-feu en Syrie », selon la déclaration finale de la réunion d’Astana 9, tenue les 14 et 15 mai de cela, sans oublier d’annoncer leur engagement ferme à « la souveraineté de la Syrie, l’indépendance et l’intégrité territoriale », et d’oeuvrer pour activer les efforts pour aider les Syriens dans la restauration de la vie paisible et naturel grâce à la fourniture de « libre accès à l’aide humanitaire, de l’assistance médicale , et d’assurer le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs foyers “.

La réunion s’est dévoilée avec les résultats déjà pris : la poursuite de la série d’Astana, le maintien du mécanisme de « désescalade », sans pour autant mettre en oeuvre de suivi ou contrôle en cas de violations, la déportation du dossier des détenu.es et disparu.es à la 3e réunion du Comité des représentants du trio-d’Astana à Ankara, qui se tiendra au mois de juin, sans la participation du régime et de l’opposition, signalant la participation des Nations Unies et de la Croix-Rouge internationale aux réunions du Comité, pour confirmer sa légitimité et pour internationaliser ses résultats. Il a été marqué le lancement par Moscou, le nom du « Comité des personnes privés de liberté contre leur gré » à ce comité, dans un but clair de contournement le crime de détention politique, et les pratiques du régime dans les prisons comme la torture, le viol et le meurtre en dehors de la loi, estimant que le canal central de la base militaire de Houmaimim « le dossier relatif aux détenu.es politiques, est une affaire privée, attaché aux autorités gouvernementales syriennes, possédant le droit d’arrêter ceux qui constituent une menace pour la sécurité publique dans le pays. “
Il a été également convenu lors de la réunion, de mettre la province d’Idlib sous la protection turque, et de la considéré comme un état avancé dans le processus de « désescalade » et de cessez-le-feu, de poursuivre la lutte contre le terrorisme, de créer les conditions pour le lancement des travaux du Comité constitutionnel à Genève le plus tôt possible, et la tenue de la prochaine réunion dans la ville russe de Sotchi au mois de Juillet, de considérer les réalisations à la réunion comme un levier pour un règlement politique en Syrie, en le liant (règlement politique) à la mise en œuvre qui permettrait l’exécution facile des recommandations de la conférence de dialogue national syrien à Sotchi.
Cependant, la cérémonie de déclaration n’a pas réussi à dissimuler des faits contraires, dont le trio ne souhaite pas l’évoquer afin de ne pas déformer l’image rose qu’il a refléter, celle d’une violence dévastatrice qui a ciblé certaines zones de « désescalade », le mouvement des autocars transportant les déplacées de force pour les laisser face à l’inconnu, la détention de milliers de personnes déplacées dans des centres de détentions collectifs pour les interroger et faire un trie ensuite, transporter des jeunes et des adultes dans les camps d’entraînement, puis les jeter dans les batailles du régime contre leurs parents et leur propre peuple, des affrontements et des assassinats dans la province d’Idlib, les pillages des biens, qui couvraient les villes de Qalmoun, de la Ghouta orientale et d’Afrin, le changement démographique accéléré à pas de géant à Afrin. L’envoyé du président russe pour le règlement de la situation en Syrie, Alexander Avrinatev, qui a représenté la Russie lors de la réunion, a décrit ce qui est arrivé au Qalmoun, à la Ghouta orientale, au Rif nord de Homs, et au sud de Hama où le plus important déplacement forcé a eu lieu, en disant: « Deux zones ont rejoint les zones de désescalade et de réconciliation nationale”. Peu importe la façon dont elles les a rejoint, et quelle que soit la formule et les conséquences », il est important pour lui, « en tenant compte de l’évolution de la situation sur le terrain et les faits nouveaux » et « l’élimination de toute personne ne respectant pas l’accord de réconciliation ni le déplacements forcés. »
La joie du trio n’a pas durée longtemps, Staffan de Mistura, l’envoyé de l’ONU en Syrie, l’a gâchée par son avertissement notamment la reproduction du « scénario » de la Ghouta orientale à Idlib, et les résultats désastreux qui en découleraient; un avertissement sceptique mettant en doute la promesse du trio mentionnée dans la déclaration finale, confirmant et garantissant d’éviter la guerre, et le maintien du cessez le feu dans la province d’Idlib, sans parler de « changement » dans le jeu d’échiquier russe avec ses partenaires à Astana, en annonçant, par l’intermédiaire de son porte parole Avrinatev, « que les pourparlers de Genève trébuchent, et qu’ils devraient chercher une alternative à la crise », le parcours d’Astana qui « donne des résultats concrets et continuera de le faire » , appelant à « l’élargir pour inclure les questions humanitaires et politiques « . Ce qui a mis Téhéran et Ankara dans le coin, en rétrécissant leur espace de manœuvre, Téhéran a gardé le silence, dans un contexte de soutien à Moscou face aux décisions des États-Unis attendus sur son programme nucléaire et de missiles, d’ingérence dans les affaires des pays voisins et d’y répandre l’instabilité, le chaos et les conflits sectaires. Tandis qu’Ankara l’a soutenu, car elle ne veut pas gâcher la lune de miel avec Moscou, qui lui a permis d’occuper Afrin, et de contrôler la majeure partie de la province d’Idlib, Elle avait besoin du consentement, notamment après que Washington ait renouvelé son soutien aux « forces démocratiques de la Syrie FDS», qu’elle était prête à défendre ses alliés à Manbij, et les déclarations du ministre des Affaires étrangères Jawoh Ihsanoglu : « En l’absence de progrès à Genève, parcours parrainé par les Nations Unies pour résoudre la crise syrienne, il est possible aller vers une autre piste » et de renouveler l’appel de la base de Houmaimim aux Turcs pour assurer la coordination avec Damas sur toute action militaire en Syrie, aussi de l’accent mis sur la nécessité de se rendre Afrin aux forces du gouvernement syrien, après l’élimination des groupes armés illégaux, avant d’être surprise par la déclaration inattendue du président russe, Vladimir Poutine, demandant le retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie, y compris les Turcs, le Hizboullah, les Iraniens et leurs milices, en plus des Américains bien évidemment, pour qu’il n’y reste plus sur le sol syrien que les forces russes, selon l’envoyé du président russe Poutine pour le règlement de la Syrie, Alexander Lavrinetev. Le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov a expliqué l’exception des forces russes qui ont répondues suite à « l’appel du gouvernement légitime de la République arabe syrienne, qui a demandé à la Russie de l’aide en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, apporter la stabilité de la situation dans le pays, et créer des conditions favorables pour le règlement politique de la crise actuelle ». Un choc pour Ankara et Téhéran, et à Avrinatev d’ajouter « les paroles du président russe à cet égard représentent un message politique, et ne devraient pas être considérées comme le début du processus de retrait des forces étrangères de la Syrie, la question est très complexe, car ces actions devraient être effectuées collectivement et commencées (Retrait des forces étrangères) parallèlement avec le début de la stabilité et le lancement du processus politique, parce que la partie militaire touche à sa fin, et la confrontation est arrivée actuellement à sa dernière étape.

Les paroles du président russe pour le retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie sont arrivées dans un moment politique délicat et sensible: le retrait de Washington de l’accord nucléaire avec l’Iran, l’escalade de la rhétorique contre l’expansion des raids israéliens sur les sites iraniens en Syrie, renforçant la probabilité d’explosion d’une guerre totale entre les deux parties, le boycott de l’occident de la réunion d’Astana 9, l’escalade occidentale dans le dossier chimique notamment suite à la réunion à Paris du « partenariat international contre l’impunité pour l’utilisation d’armes chimiques », composé de trente pays, exigeant la mise en place de mécanismes permettant d’identifier les responsables des attaques chimiques et les punir, ce qui a nécessité une réaction de la Russie pour contenir les menace d’une guerre qui pourrait détruire toutes les réalisations de son intervention militaire en Syrie, et sa position d’investissement pour ouvrir des négociations avec l’Occident sur les questions en suspens entre les deux parties, alors, elle donne une indication de sa volonté de s’impliquer dans le processus d’opération pour faire sortir l’Iran de la Syrie, confirmant son exclusivité pour prendre les décisions dans le dossier syrien, en appelant (récemment) le Président du régime syrien à Sotchi, et annonçant de Sotchi son acceptation de l’orientation russe vers une solution politique, et la mise en œuvre de la formation du comité constitutionnel qui a émergé de la Conférence de Sotchi du dialogue syrien.

 

 

سورية.. أستانة والخيار الروسي
علي العبدالله
23 مايو 2018

أطنب ممثلو ثلاثي أستانة، الدول الضامنة، وفق الوصف المفضل لديهم، في وصف نجاح مسارهم؛ وجدّدوا التأكيد على التمسّك به وبمخرجاته، خصوصاً “استمرار عمل مناطق خفض التصعيد وحمايتها، وحماية نظام وقف إطلاق النار في سورية”، وفق البيان الختامي لاجتماع أستانة 9 الذي عُقد يومي 14 و15 مايو/ أيار الجاري، من دون أن ينسوا استكمال مصفوفتهم بالإعلان عن التزامهم الثابت “بسيادة سورية واستقلالها ووحدة أراضيها”، والدعوة إلى تفعيل الجهود الرامية إلى مساعدة السوريين في استعادة الحياة السلمية الطبيعية عبر توفير “حرية الوصول إلى المعونات الإنسانية والمساعدة الطبية، إضافة إلى تأمين عودة اللاجئين والنازحين إلى ديارهم”.
انجلى الاجتماع عن نتائج مكرّرة: استمرار مسلسل أستانة، التمسك بآلية “خفض التصعيد”، من دون وضع آلية مراقبة ومحاسبة لخرقها، ترحيل ملف المعتقلين والمختطفين والمخفيين والمفقودين إلى اجتماع أنقرة، الاجتماع الثالث للجنة مشكلة من ممثلين عن ثلاثي أستانة، من دون مشاركة النظام والمعارضة، والذي سيعقد في شهر يونيو/ حزيران المقبل، مع الإشارة إلى مشاركة الأمم المتحدة والصليب الأحمر الدولي في اجتماعات اللجنة، لتأكيد شرعيتها وتدويل نتائجها. وكان لافتاً إطلاق موسكو اسم “لجنة الأشخاص المحتجزين ضد إرادتهم” على هذه اللجنة، في التفافٍ واضحٍ على جريمة الاعتقال السياسي، وعلى ما يدور في المعتقلات من تعذيبٍ واغتصابٍ وقتلٍ خارج القانون، وقول القناة المركزية لقاعدة حميميم العسكرية “يعتبر الملف الخاص بالمعتقلين السياسيين أمراً خاصاً بالسلطات الحكومية السورية، ويبقى لها الحق في إلقاء القبض على من يشكلون تهديداً على الأمن العام في البلاد”.

ومما انجلى عنه الاجتماع أيضاً، الاتفاق على وضع محافظة إدلب تحت الحماية التركية، واعتبارها حالة متقدمة في عملية “خفض التصعيد”، حالة وقف إطلاق نار، ومواصلة محاربة الإرهاب، وتهيئة الظروف المناسبة لإطلاق عمل اللجنة الدستورية في جنيف بأسرع وقت ممكن، وعقد الاجتماع المقبل في مدينة سوتشي الروسية في شهر يوليو/ تموز، واعتبار ما تم في الاجتماع دفعاً للتسوية السياسية في سورية؛ وربطها (التسوية السياسية) بتسهيل تنفيذ توصيات مؤتمر الحوار الوطني السوري في سوتشي.

غير أن الإعلان الاحتفالي لم ينجح في إخفاء الوقائع التي تقول شيئاً آخر، لا يرغب الثلاثي استحضاره، كي لا يشوّه الصورة الوردية التي حرص على عرضها، العنف المدمر الذي طاول مناطق “خفض التصعيد”، وحركة الحافلات التي ما فتئت تقذف المهجّرين قسراً إلى المجهول، احتجاز آلاف النازحين في مراكز اعتقال جماعي للتحقيق والفرز، وشحن الشباب والكهول إلى معسكرات التدريب، قبل زجّهم في معارك النظام ضد أهلهم وأبناء شعبهم، الاشتباكات والاغتيالات في محافظة إدلب، التعفيش الذي غطى مدن الغوطة الشرقية والقلمون الشرقي ومنطقة عفرين، التغيير السكاني القائم على قدم وساق في منطقة عفرين. وقد اختصر مبعوث الرئيس الروسي لشؤون التسوية السورية، ألكسندر لافرينيتيف، الذي مثل روسيا في الاجتماع، وصف ما جرى في الغوطة الشرقية والقلمون الشرقي وريفي حمص الشمالي وحماة الجنوبي، حيث تمت أكبر عملية تهجير قسري في سورية، بقوله “انضمت منطقتان من مناطق خفض التصعيد et deتطور الوضع على الأرض والوقائع الجديدة”، و”القضاء على كل من لا يلتزم باتفاق المصالحة والتهجير القسري”.

ولم تستمر فرحة الثلاثي العتيد بلعبته طويلاً؛ فقد أفسدها عليه تحذير المبعوث الأممي إلى سورية، ستيفان دي ميستورا، من تكرار “سيناريو” الغوطة الشرقية في إدلب؛ ومن النتائج الكارثية التي ستنجم عنه، وهو تحذير عكس تشكيكاً بوعد الثلاثي ضمان عدم حصول حربٍ في المحافظة، عبر تأكيد البيان الختامي الحفاظ على وقف إطلاق نار فيها، ناهيك عن “النقلة” الروسية في لعبة الشطرنج مع شريكيها في أستانة، بإعلانها، على لسان لافرينيتيف، “أن محادثات جنيف تتعثر، ويجب البحث عن بديل للخروج من الأزمة”، وإشادته بمسار أستانة الذي “يعطي نتائج ملموسة وسيستمر”، ودعوته إلى “توسيعه ليشمل المسائل الإنسانية والسياسية”. وهذا وضع طهران وأنقرة في الزاوية، بتضييق مساحة المناورة أمامهما، صمتت طهران، على خلفية حاجتها لدعم موسكو في مواجهة قرارات الولايات المتحدة المتوقعة بشأن برنامجها النووي والصاروخي، وتدخلها في شؤون دول الجوار، وإشاعة عدم الاستقرار والفوضى والصراعات المذهبية فيه. وأيدت أنقرة التي لا تريد إفساد شهر العسل مع موسكو التي مكّنتها من احتلال عفرين، والسيطرة على معظم محافظة إدلب، وحاجتها إلى رضاها، بعدما جدّدت واشنطن دعمها “قوات سورية الديمقراطية”، واستعدادها للدفاع عن حلفائها في منبج. بقول وزير خارجيتها مولود جاووش أوغلو:”في حال عدم تحقيق تقدم في مسار جنيف الذي ترعاه الأمم المتحدة لحل الأزمة السورية، يمكن التوجه إلى مسار آخر”، وتجديد قاعدة حميميم دعوتها الجانب التركي إلى التنسيق مع دمشق بشأن أي تحرّك عسكري في سورية، وتأكيدها على ضرورة تسليم مدينة عفرين للقوات الحكومية السورية، بعدما تم القضاء على المجموعات المسلحة غير الشرعية، قبل أن يفاجئهما الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، بإعلان خارج التوقع؛ بدعوته إلى انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية، بمن في ذلك الأتراك وحزب الله والإيرانيون ومليشياتهم، بالإضافة إلى الأميركيين بطبيعة الحال، بحيث تبقى القوات الروسية وحدها على الأرض السورية، وفق توضيح مبعوث الرئيس الروسي لشؤون التسوية السورية، ألكسندر لافرينيتيف، إعلان الرئيس الروسي. وقد علل وزير الخارجية، سيرغي لافروف، استثناء القوات الروسية بـ “دعوتها من الحكومة الشرعية للجمهورية العربية السورية التي توجهت إلى روسيا بطلب مساعدة في شأن محاربة الإرهاب، وإحلال استقرار الوضع في البلاد، وإيجاد ظروف ملائمة للتسوية السياسية للأزمة الحادة المستمرة”. ما شكل صدمةً لأنقرة وطهران، لم يخفف منها قول لافرينيتيف “كلام الرئيس الروسي في هذا الشأن يمثل رسالة سياسية، ويجب عدم النظر إليه بداية لعملية انسحاب القوات الأجنبية من سورية، فالمسألة معقدة للغاية، لأنه يجب تنفيذ هذه الإجراءات جماعياً، وينبغي أن تبدأ هذه العملية (سحب القوات الأجنبية) بالتوازي مع بدء الاستقرار وإطلاق العملية السياسية، لأن الجزء العسكري يقترب من نهايته، والمواجهة تشهد حالياً مرحلة نهائية”.

جاء كلام الرئيس الروسي عن انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية في لحظة سياسية دقيقة وحساسة، انسحاب واشنطن من الاتفاق النووي مع إيران، وتصعيدها اللهجة ضدها، توسع الغارات الإسرائيلية على موقع إيرانية في سورية؛ ما عزّز احتمال انفجار حربٍ شاملةٍ بين الطرفين، مقاطعة الغرب اجتماع أستانة 9، التصعيد الغربي في الملف الكيميائي بعقد اجتماع لمجموعة “الشراكة الدولية ضد الإفلات من العقاب لاستخدام الأسلحة الكيميائية”، المكونة من ثلاثين دولة في باريس، ومطالبتها بإنشاء آليات لتحديد المسؤولين عن الهجمات الكيميائية ومعاقبتهم، وهذا استدعى تحرّكاً روسياً لاحتواء نذر الحرب التي ستدمر كل ما حققته من تدخلها العسكري في سورية، واستثمار الموقف لفتح مساومةٍ مع الغرب بشأن الملفات العالقة بين الطرفين، بإعطاء إشارة عن استعدادها للانخراط في عملية إخراج إيران من سورية، بتأكيد انفرادها في التقرير في الملف السوري عبر استدعاء رئيس النظام إلى سوتشي، وإعلانه من هناك عن القبول بالتوجهات الروسية لجهة التوجه إلى حل سياسي، وتنفيذ تشكيل اللجنة الدستورية التي انبثقت عن مؤتمر سوتشي للحوار السوري.

 

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