Frappes américaines : Assad “seul responsable” pour Merkel et Hollande


missiles-us

Frappes contre Damas : « Les intérêts économiques des Etats-Unis en Syrie sont nuls »

Quelle est la stratégie de Donald Trump en Syrie, après son revirement spectaculaire ? Gilles Paris, correspondant du « Monde » à Washington, vous a répondu.

LE MONDE |  07.04.2017

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2017/04/07/frappes-contre-le-regime-de-damas-les-interets-economiques-des-etats-unis-en-syrie-sont-nuls_5107923_4853715.html#sZmmXdM5GhOgWQWL.99

 

Les Etats-Unis bombardent une base aérienne syrienne

7 AVRIL 2017 PAR FRANÇOIS BONNET

Donald Trump a décidé, dans la nuit de jeudi à vendredi, de lancer une opération militaire en Syrie. Cinquante-neuf missiles tirés depuis deux navires ont détruit une base aérienne syrienne, en réponse à l’attaque chimique du 4 avril attribuée au régime de Damas. Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain ». Hollande et Merkel jugent que « le recours continu d’Assad aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut rester impuni ».

 

 La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le « nécessaire effet de surprise », promis par Donald Trump mercredi, a joué à plein. Prenant le contrepied de ses positions passées sur le conflit syrien, le président américain a lancé, dans la nuit de jeudi à vendredi 7, la première opération militaire de son mandat. Tirés depuis deux navires de l’US Navy, cinquante-neuf missiles de croisière Tomahawk ont détruit la base aérienne de Shayrat, qui est « associée au programme »syrien d’armes chimiques, a assuré le Pentagone. Des responsables militaires américains ont expliqué que c’est depuis cette base qu’ont décollé les avions qui ont procédé au bombardement de la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril, qui a fait au moins 87 morts et plus de 500 blessés.

https://www.mediapart.fr/journal/international/070417/les-etats-unis-bombardent-une-base-aerienne-syrienne

Frappes américaines en Syrie: pourquoi Trump a pris son monde à contre-pied 

L’express.  

En contradiction avec toutes ses déclarations antérieures sur la Syrie, Donald Trump a pour la première fois déclenché des frappes aérienne contre le régime de Bachar el-Assad. Pourquoi maintenant? Pour quel résultat?

On disait depuis son élection que le plus prévisible avec Donald Trump était son imprévisibilité. Il vient d’en faire la démonstration en déclenchant des frappes contre la base militaire d’al-Chaayrate près de Homs.  

Une réaction émotionnelle et contradictoire

Donald Trump était connu pour son impétuosité. “J’imaginais une réaction impulsive après une attaque terroriste, avance Julien Théron, spécialiste de géopolitique à Sciences-Po Saint-Germain en Laye. Ce sont finalement les images d’enfants gazés qui semblent avoir provoqué sa réaction”. 

La décision inédite de frapper le régime syrien est en totale contradiction avec la position isolationniste affichée depuis plusieurs années par le milliardaire. Donald Trump avait notamment rejeté toute idée de réaction américaine à l’attaque chimique de 2013 ayant causé la mort de 1400 personnes. Le président américain a aussi manifesté à plusieurs reprises sa préférence pour le maintien au pouvoir d'”hommes forts” au Moyen-Orient -Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi, le maréchal égyptien Sissi, reçu en grande pompe il y a quelques jours.  

Enfin l’équipe du président avait déclaré la semaine passée que se débarrasser de Bachar el-Assad n’était plus à l’ordre du jour, la lutte contre les djihadistes étant la priorité.  

LIRE >> Comment expliquer le revirement de Trump après l’attaque chimique

“Ces derniers mois, rappelle Julien Théron, les Etats-Unis se sont complètement désintéressés de la crise syrienne. Lors des négociations d’Astana organisées par la Russie, Washington s’est contenté d’envoyer l’ambassadeur américain au Kazakhstan”.  

Pour autant, “L’idée que Trump n’est pas un interventionniste est un malentendu, faisait valoir le politologue Karim-Emile Bitar, jeudi. Se revendiquant du président Andrew Jackson (1929-1837), il n’est pas néo-conservateur, pas partisan du ‘regime change‘. Mais il n’est pas contre une intervention musclée destinée à montrer sa force.” 

Effacer les ratés de son début de mandat

La réaction de Donald Trump tient sans doute aussi aux difficultés de son début de mandat: après son échec sur l’Obamacare, l’une de ses principales promesses de campagnes, sur ses mesures anti-immigrations, retoquées par des juges, et après avoir dénoncé pendant des mois la faiblesse de son prédécesseur Barack Obama, il lui fallait montrer un geste fort. Fasciné par les militaires qu’il a nommé en nombre dans son administration, c’est donc sur ce terrain qu’il aura concrétisé son image de président “qui agit”. 

Donald Trump au moment de l'annonce des  frappes en Syrie.
Donald Trump au moment de l’annonce des frappes en Syrie. 

Reuters/Carlos Barria

Les frappes américaines envoient aussi un message indirect au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui a intensifié son programme de missiles balistiques, ces derniers mois. 

Envoyer un signal à la Russie et à d’autres pays

La volte-face américaine concerne aussi la Russie, principal soutien du régime d’Assad, longtemps courtisée par le candidat Trump. La mise à l’écart de plusieurs de ses conseillers connus pour leurs positions pro-russes (Michael Flynn, Steve Bannon), au profit de républicains aux positions plus classiques (le général Mc Master, notamment) ont certainement aussi fait pencher la balance dans le sens d’une intervention. Au risque de décevoir la frange nationaliste des partisans du président milliardaire.  

Le Kremlin a dénoncé les frappes américaines comme une “agression contre un Etat souverain”, suspendu l’accord avec Washington sur la prévention des incidents aériens en Syrie et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Peut-elle aller plus loin? Après les premiers bruits de botte américains, jeudi, “Moscou a répété hier que son soutien à Assad n’était pas inconditionnel”, constate Julien Théron.  

Face au désintérêt américain pour la Syrie, Moscou avait avancé ses pions en intervenant directement en 2015. Reste à savoir jusqu’à quel point les nombreux acteurs de ce nouveau “grand jeu” sont conscients du risque d’escalade.  

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/frappes-americaines-en-syrie-pourquoi-trump-a-pris-son-monde-a-contre-pied_1896754.html

Syrie. Trump jette de l’huile sur le feu

GAËL DE SANTIS – VENDREDI, 7 AVRIL, 2017, L’HUMANITÉ
http://www.humanite.fr/syrie-trump-jette-de-lhuile-sur-le-feu-634449

 

Frappes américaines : Assad “seul responsable” pour Merkel et Hollande

LES ECHOSLe 07/04/2017

La France et l’Allemagne soutiennent l’initiative de Donald Trump. La Russie veut une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

En ordonnant  des frappes sur une base aérienne en Syrie, deux jours après  l’attaque chimique contre la ville de Khan Cheikhoune , Donald Trump a franchi une étape. Juste avant l’opération, Moscou avait prévenu Washington de l’impact “négatif” de frappes américaines en Syrie.

“Nous devons penser aux conséquences négatives (…) et toute la responsabilité, si des actions militaires avaient lieu, devrait reposer sur les épaules de ceux qui ont lancé des entreprises si tragiques et incertaines”, avait ainsi déclaré l’émissaire russe aux Nations unies, Vladimir Safronkov, interrogé sur la possibilité de telles frappes.

La télévision d’Etat syrienne a qualifié d'”agression” les frappes américaines. En face, l’opposition de la Coalition nationale syrienne (CNS) a salué l’initiative des Etats-Unis et espère que les opérations continuent pour mettre fin aux frappes du régime et à “l’utilisation d’armes prohibées internationalement”.

L’Iran et la Russie condamnent

Vladimir Poutine a réagi vivement à la décision de Trump. Il estime que ces frappes constituent une infraction au droit international. Il s’agit selon lui d’une “agression contre une nation souveraine” en se servant “d’un prétexte fallacieux”, a rapporté son porte-parole, Dmitri Peskov.

La Russie a immédiatement demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le chef de la Commission de défense de la chambre haute du parlement russe estime que ces frappes “pourraient affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme en Syrie”. Selon lui, cette attaque “pourrait être vu[e] comme un acte d’agression des Etats-Unis contre un pays de l’Onu.”

Principal allié du régime syrien, la Russie prévient également que ces frappes causent un “préjudice considérable” aux relations entre Moscou et Washington. “Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable”, a ajouté le porte-parole, cité par les agences de presse russes.

Le pays a joint les paroles aux actes en annonçant peu après la suspension de l’accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie.

L’Iran, l’autre grand allié de Bachar Al-Assad, “condamne fermement toutes frappes unilatérales de cette nature. De telles mesures vont renforcer le terrorisme en Syrie et vont compliquer la situation en Syrie et dans la région”, a indiqué un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. 

Israël et l’Arabie Saoudite soutiennent “totalement”

Parmi les premiers pays à réagir, Israël a déclaré “soutenir totalement” l’initiative américaine, la qualifiant de “message fort”. De même pour l’opposition syrienne, qui a dit espérer que les opérations continuent pour mettre fin aux frappes du régime et à “l’utilisation d’armes prohibées internationalement”, a annoncé un porte-parole de la Coalition nationale syrienne. 

L’Arabie saoudite a elle aussi annoncé qu’elle “soutenait totalement” les frappes américaines, saluant la “décision courageuse” du président Donald Trump.

Pour la Turquie, Assad doit être puni

Dans un entretien sur la chaîne Fox TV turque, le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a affirmé que la communauté internationale doit exprimer sa position face à la “barbarie” du régime syrien et que ces frappes sont une bonne chose. Le gouvernement de Bachar al Assad doit être puni sur la scène internationale, a-t-il ajouté.

Le ministre turc des Affaires étrangères a quant à lui appelé à un départ immédiat de Bachar al Assad. “S’il ne veut pas partir, s’il n’y a pas de gouvernement de transition et s’il continue de commettre des crimes contre l’humanité, les mesures nécessaires pour le chasser devront être prises”, a-t-il insisté.

“Pour éviter la reproduction de ce type de massacres”, comme l’attaque chimique présumée, Ankara a appelé à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, a déclaré le porte-parole du président Erdogan.

Ces frappes sont un “avertissement”, déclare Ayrault

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a dit avoir été “informé par Rex Tillerson [le secrétaire d’Etat américain, NDLR] dans la nuit”, Washington souhaitant se “coordonner” avec ses alliés.

https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211954777774-frappe-americaine-en-syrie-la-russie-demande-une-reunion-durgence-de-lonu-2078312.php

 

Vu de Russie. Après les frappes américaines en Syrie, “il faut poursuivre la guerre et la gagner”

Publié le 07/04/2017 – 17:05

L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS

Le Kremlin, qui avait demandé une enquête internationale sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, a immédiatement dénoncé l’“agression” américaine contre la Syrie et estimé que les relations entre les deux puissances pourraient en être affectées.

L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS
L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS
http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-russie-apres-les-frappes-americaines-en-syrie-il-faut-poursuivre-la-guerre-et-la
Advertisements

About سوريا بدا حرية
،ضد الدكتاتور، ضد الفساد، ضد القمع، ضد العصبة الأسدية الحاكمة، ضد الأحزاب العقائدية السياسية والدينية والإثنية مع حرية الرأي، مع دولة ديمقراطية علمانية مع الحقيقة، مع الإنسان Vive la Résistance Palestinienne face à l’agression sioniste

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: