Décès imaginaires: la façon pratiquée par le régime syrien


 

 

Décès imaginaires: la façon pratiquée par le régime syrien dans les prisons, pour détecter les activités des détenus! 

Abdul-Salam Chebli 

Pour l’obtention des aveux des détenus révolutionnaires, le régime cherche l’extrême degré de torture dans ses prisons, inventant toujours de nouvelles méthodes pour obtenir les aveux des détenus, et connaitre davantage sur leurs activités au cours de la Révolution. Parmi ces dernière méthode consiste d’annoncer la mort du détenu, livrant à sa famille ses bagages sans, cependant leur remettre le corps, qui est la seule certitude de sa mort. 

Cette déclaration de décès, pousse beaucoup de militants, les amis et la famille du détenu, à citer les vertus du martyre et son action pendant la révolution, sur les pages du réseau social; et c’est grâce au réseau de sécurité et aux espions déployés sur internet, le régime enregistre les informations publiées, pour les  utiliser contre le militant dans ses prisons. 

Des ressuscités: 

Quatre mois après avoir annoncé la mort de l’ancien détenu sous la torture, « Mohammed »  a surprit sa famille en les appelant de son lieu de détention par téléphone grâce à l’un de ses gardiens se trouvant dans la prison centrale d’Assaker à Adra, pour leur demander de venir à la prison et payer au gardien militaire, l’équivalant de mille livres pour chaque minute de conversation téléphonique avec eux. Etant surpris, les parents se sont rendus à la prison, pour voir leur fils vivant, et des signes de tortures bien visibles sur son corps. Il leur a raconté ce qui subissait en prison comme torture durant toute la période de sa détention, afin de l’obliger à faire des aveux, dont la plupart étaient fabriqués par les membres du régime à la Direction des enquêtes. 

Absents manquant “disparition forcée” 

Avec le début du mouvement révolutionnaire en Syrie, il y a trois ans, le régime a relancé sa méthode mise en place lors de la création de l’état du « Baas », qui consiste de faire disparaitre les détenus dans l’un de ses prisons sans que personne ne soit en mesure de savoir dans laquelle. 

Tout le monde connaît la prison de « Tadmor » (Palmyre) et ses nombreuses histoires horribles de morts sous la torture, qui n’ont cessées d’augmenter depuis des décennies, racontant des tortures et des actes haineux pratiqués par les gardes contre les détenus. Ce qui n’est pas connu est encore plus horrible, comme c’est le cas dans les dizaines de prisons qui sont inconnues par la population Syriennes, où des milliers de détenus sont enfermés, ces histoires ont été dévoilées dans une enquête effectuée par le réseau syrien des droits de l’homme qui confirme la disparition forcée d’environ 60 personnes, hormis ceux dont leurs familles savent déjà dans quelle prison leurs proches se trouvent. 

Le nombre de détenus en Syrie 

Le Réseau des droits de l’homme syrien soulligne que le nombre de détenus depuis le début de la révolution syrienne a atteint 194 000 citoyens, dont 9 mille prisonniers âgés de moins de dix-huit ans. 

Alep vient en tête de liste des villes par le nombre de ses détenus, où on dénombre environ 40 détenus, puis vient la ville Homs, avec plus de 35 mille, suivie par la province de Damas où il y a environ 30 mille détenus, puis vient Hama et Idlib avec plus de 20 mille détenus, aussi vient Damas dont le nombre de prisonniers dépasse 18 mille personnes. 

Torturé sans pitié 

Derrières les murs des prisons, la plupart des détenus Syriens subissent les plus dures types de torture physique et psychologique. « Samer », un détenu nouvellement libéré de la prison de sécurité militaire de Damas, raconte comment les détenus étaient obligés de dormir dans une cellule avec ceux qui venaient de mourir à cause de la torture, et confirme que la plupart des détenus sont infectés par la folie à cause des coups reçus et du surmenage psychologique, il a mentionné qu’il a été soumis à de nombreuses formes de torture, dont la plus dure était la position de la chaise allemande, et l’électricité, mais la plus difficile de tout ce qu’il a vécu dans la prison c’était les voix des femmes, qui criaient en demandant de l’aide à cause de la gravité de la torture, de l’humiliation et des abus.

Torture dans les prisons  des forces de sécurité

Torture dans les prisons des forces de sécurité

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